1830: Railways & Robber Barons

1830: RAILWAYS & ROBBER BARONS

Jeu de

Francis Tresham

2 à 6 joueurs
à partir de 12 ans
180 à 360 mn
Edition  Lookout Games  2018
  
Impact de la langue : non

18XX - développement - train
1830 est aujourd’hui le 18XX de référence sur lequel s’appuie de nombreux descendants, tels que 1889. Sa première édition date de 1986.














DescriptionParties

Présentation du Jeu

1830 est proposé dans une boîte rectangulaire de format classique (Poseidon, 1846). Elle contient :

  • 1 grand plateau de jeu plié en 6 et imprimé recto-verso, un côté "1830 classic" et l'autre "1830+" proposant une carte un peu plus étendue vers le sud,
  • 6 cartes d'ordre du tour,
  • 6 cartes Private Company,
  • 72 cartes de parts des 8 grandes compagnies, à raison de 9 par compagnie (8 de 10% et 1 de 20%),
  • 26 cartes Train (de valeurs 2 à 6, avec en plus des Diesels),
  • 1 carte Priority Deal, utilisée comme marqueur de 1er joueur pour les phases de Stock Round,
  • 6 cartes de référence, rappelant les coûts pour lancer une compagnie,
  • 8 tableaux de compagnies,
  • 1 liasse de billets (que nous remplaceront dans nos parties par des jetons de pokers),
  • 85 tuiles hexagonales de voie ferrée (34 jaunes, 25 vertes et 26 marrons),
  • 25 jetons gare,
  • 16 marqueurs pour indiquer le cours des actions des compagnies et leur valeur de lancement,
  • 8 marqueurs de revenu par action,
  • 1 marqueur de round.

La banque commence avec un capital de $12000 comprenant le capital de départ des joueurs. Quel que soit leur nombre, toutes les compagnies, toutes les Privates et tous les trains sont en jeu.
Seuls changent, le capital initial des joueurs et la limitation du nombre maximal de certificats (actions et Privates) qu'ils peuvent posséder.


Déroulement d'une Partie

Private Companies
Avant de débuter la partie, il faut enchérir pour l'acquisition de "Privates", ces peties compagnies ferroviaires locales dont le destin est d'être racheté par les plus grosses, ou de disparaître. Elles sont au nombre de 6, dont le prix de départ varie entre $20 et $220. Elles rapportent des revenus réguliers à leurs propriétaires. 5 d'entre-elles offrent également un bonus. Cela peut être une part d'une compagnie, la pose d'une tuile, ou d'une gare.
Leur attribution se fait au travers d'un système d'enchères spécifique.

Chaque tour de jeu est une alternance de Stock Round (SR) et d’Operating Round (OR). Selon l’avancement de la partie, le nombre d’OR entre 2 SR varie. On commence à 1 et on terminera à 3.
Le rythme du jeu, et l’avancement des phases est déterminé par l’achat des trains. On débute avec les trains « 2 » et la possibilité de ne placer que des tuiles jaunes, puis des vertes pour terminer avec des marrons et des trains Diesels dont la portée est infinie.

Stock Round
Durant un SR, à tour de rôle les joueurs vont pouvoir vendre des parts, en acheter, puis en vendre à nouveau. Comme d’habitude, 1 seul achat est permis à son tour, qu’il soit effectué parmi l’offre initiale (au prix de lancement de la compagnie) ou dans le « bank pool » (au prix actuel de l’action).
La première part de chaque compagnie en vaut 2 et fait du joueur son président, tant qu’il conserve la majorité des parts. Il fixe immédiatement le cours initial de l’action.
Pour « lancer » une compagnie, c’est-à-dire faire en sorte que celle-ci puisse opérer et donc rapporter de l’argent durant les OR, il faut que 60% des parts soient en circulation. Au moment où cela arrive, la compagnie reçoit de la banque une somme égale à 100% de ses parts (à leur prix initial).
La vente de parts fait chuter les cours dans le tableau présenté sur la partie supérieure du plateau. De ce fait, il est interdit pour un joueur de vendre puis de racheter les parts d’une même compagnie dans le même SR.
Si toutes les parts d’une compagnies sont détenues par les joueurs à la fin d’un SR, le cours de l’action monte.

Operating Round
Par ordre décroissant du cours de leurs actions, les compagnies opèrent par l’intermédiaire de leur président :

  1. Développer son réseau (placer 1 tuile) en payant le coût éventuel sur les rivières et les montagnes.
  2. Placer un jeton gare sur l’une des villes de son réseau.
  3. Les trains de la compagnie opèrent et rapportent ainsi de l’argent à la compagnie. Le montant correspond à la somme des valeurs indiquées sur les tuiles des villes traversées. Cet argent peut être distribué en dividendes ou conservé par la compagnie. Si des dividendes sont distribués, le cours de l’action augmente (le marqueur est déplacé vers la droite), sinon il diminue (le marqueur est déplacé vers la gauche).
  4. Acheter des trains. Ils peuvent être achetés à la banque, ou à une autre compagnie (au prix fixé par le président de celle-ci). Toute compagnie étant en capacité d'exploiter un chemin entre au moins 2 villes, doit posséder au moins 1 train à la fin de son OR, quitte à ce que son achat soit financé par le joueur qui en est le président si la compagnie n'en a pas les moyens.

La partie se termine à la fin d’un cycle SR+(x OR) où la banque est épuisée. Elle se termine de façon anticipée et immédiate si l’un des joueurs fait banqueroute.
Celui qui est alors le plus riche (argent + valeur de ses parts) l’emporte.

Parties jouées : 8
Parties commentées : 8

08/03/2020 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs.
Encore une partie différente des précédentes. Aujourd'hui l'un de nous a décidé de ne pas lancer de compagnie dès le début de la partie. Il attendra le 4e SR, alors que de notre côté nous en seront à notre 2e compagnie, afin d'essayer de faire avancer le jeu qui stagne faute d'achat de trains.
Aujourd'hui j'ai commencé avec B&O, puis C&O et Erié, mais j'ai volontairement abandonné B&O à un joueur qui en avait pris 40% pour profiter des revenus avantageux de celle-ci. Juste avant j'avais bien pris soin de vider les caisses et de la priver de train... Il s'est retrouvé obligé d'acheter un Diesel à ses frais. Ça fait 2 fois que je lui fait le coup, donc je pense qu'il va finir par se méfier :-).
Nous avons écourté la fin de partie après environ 6h de jeu et 8 cycles. La banque n'était pas totalement vidée (il aurait fallu 1 cycle de plus), mais j'avais pris suffisamment d'avance pour ne plus être rattrapable.

01/03/2020 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs.
Nous voilà repartis à la conquête des chemins de fer américains, au cours d’une partie assez particulière. Elle a traîné en longueur, encore plus que d’habitude, au point que nous avons décidé d’arrêter, après un peu moins de 8h de jeu. La banque était encore assez loin d’être épuisée et aucun joueur n’était menacé de faillite (même si je n’en suis pas passé très loin).
Les Stock Rounds de cette partie ont été particulièrement long, avec beaucoup d’achat-vente d’actions des compagnies. Du coup les cours sont restés assez bas. Par contre, il n’y a pas eu "d’échange" de compagnies.
Cela dit, ça n’a pas été une partie très passionnante, mais elle nous permet d’avancer dans la connaissance du jeu. Et je comprends mieux aujourd’hui pourquoi 1830 est la référence des 18XX. En plus de poser les bases des règles, il est d’une incroyable richesse. Après 7 parties on maîtrise les règles, mais on est loin de maîtriser le jeu et ses nombreuses stratégies. Et surtout on continue de découvrir des possibilités à chaque partie.
Il est juste dommage que nous n’ayons pas de joueur expérimenté dans nos partenaires actuels, pour nous aider à progresser un peu plus vite.

28/02/2020 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs.
Nous l'avions laissé un peu de côté depuis 1 mois et 1/2, pour découvrir 18CZ qui s'est révélé bien différent. Mais étant donné mes sensations lors de la dernière partie de 18CZ, j'avais envie de revenir sur 1830. Les styles des 2 jeux sont vraiment très différents. D'ailleurs la reprise en main a demandé un peu de temps et une relecture de quelques points de règles, spécifiques à 1830 s'est avérée nécessaire.
Du coup notre partie a été particulièrement longue... 9h30 en 7 cycles.
Malgré tout, nous avons pris plaisir à découvrir de nouvelles possibilités que nous n'avions pas encore perçu. 3 compagnies ont changé de main durant cette partie. Et l'un de nous a même profité durant plus d'un cycle complet d'une compagnie dont le cours de l'action s'est trouvé dans les zones jaune, orange et marron du tableau. C'est vraiment impressionnant d'entrevoir toutes ces possibilités, même s'il est clair que leur maîtrise n'est pas pour demain. Mais c'est aussi ce qui nous motive pour les 18XX, ce sentiment de progresser au fil des parties, mais d'avoir pourtant encore beaucoup à découvrir.

12/01/2020 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs.
Au fil des parties nous découvrons les coups-bas possibles et modifions en conséquence notre façon de jouer. Cela conduit à raccourcir les parties (ouf !) mais aussi à limiter nos gains, ce qui ne simplifie pas la gestion de nos compagnies.
J’entame la partie avec B&O que je ne lance pas tout de suite, et PRR. Je parviens pour une fois à bien gérer leurs réseaux et je protège leurs routes. Résultat, je suis le premier à pérenniser mes compagnies en achetant les premiers trains permanents.
J’enchaîne avec le lancement de C&O qui me permet de mettre la pression à mes adversaires en achetant le 1er train à 6, puis dès l’OR suivant le 1er Diesel. En 2 tours, j’ai provoqué un grand ménage dans leurs compagnies avec lesquelles ils se sont retrouvées obligées d’acheter des trains sans en avoir les moyens.
Ils ont finalement décidé d’abdiquer en ma faveur plutôt que continuer la partie, estimant que même sans faire banqueroute, ils n’étaient plus en compétition pour la victoire.

05/01/2020 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs.
La reprise en main de 1830 après un peu plus de 2 mois s’est bien passée. Nous avons en tête les mécanismes du jeu et le rafraîchissement des règles spécifiques à 1830 est rapide. Mais nous sommes encore très loin de maîtriser nos stratégies.
Nous avons été plus agressif dans notre jeu, lancé 7 des 8 compagnies, réalisés beaucoup plus d’achat/vente d’actions qui ont conduit à de plus fortes fluctuations des courts. Le positionnement de nos gares a également été source de nombreuses batailles sur les routes les plus lucratives. Ces batailles auront d’ailleurs contribué en grand partie à la victoire du 3e joueur, qui nous a laissé faire. Il avait protégé ses routes dès le début et même si le développement de ses compagnies est resté limité, ses routes n’ont jamais été remises en cause.
A l’inverse je me suis retrouvé rapidement bloqué dans mon développement avec NNH dont je me suis finalement débarrassé (une première !), après avoir pris soin de vider la caisse. En plus, je la refile au joueur qui m’avait bloqué :-).
Mais c'est la rapidité d'achat des trains qui l'aura finalement achevé. Il se retrouve à devoir aider ses 3 compagnies dans l’achat de leurs trains (des Diesel en plus). Cela lui coûtera très cher et il terminera dernier alors qu’il était plutôt bien parti jusque-là.
Enfin, nous avons encore eu beaucoup de mal avec le positionnement de la plupart des tuiles "OO". La lecture du réseau et des upgrades possibles n’est pas facile et nous anticipons assez mal certaines conséquences. Nous avons ainsi très mal exploité New-York, et le désenclavement d’Erie a été laborieux.
Au chapitre des satisfactions, nous avons vidé la banque en 7 cycles et environ 5h30. C’est encore long, mais en nette progrès par rapport à nos parties précédentes.

24/10/2019 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs dont 1 qui découvre le jeu.
Après notre semi-déception de la partie précédente, trop longue et frustrante, je suis allé à la recherche de conseils stratégiques pour 1830. J'en ai trouvé beaucoup, mais je suis loin de comprendre la logique derrière chacun d'eux. Le 1er semble être de moins focaliser sur les routes exploitées par nos trains. Elles sont certes importantes pour que nos compagnies nous rapportent, mais le cœur du jeu semble plus être dans la gestion des compagnies elles-mêmes, de leur courts et des parts. A 1830 on influence directement le court des actions en les revendant, contrairement à 1846 par exemple. C'est un jeu dans le jeu dont on a du mal à voir toutes les possibilités.
On a tendance à prendre nos compagnies, les garder et essayer d'investir ensuite dans celles qui nous paraissent les plus rentables. Jamais il ne nous était venu à l'idée de refiler une compagnies un peu en difficulté à un adversaire.
J'ai partagé ses informations avec mes partenaires, mais cette logique nous est encore difficile en bons euro-gamers. Je perdrais bien l'une de mes compagnies, mais ce ne sera pas tout à fait volontaire ni contrôlé, même si cela ne me gênera pas à ce moment de la partie. J'avais abaissé mon nombre de parts pour investir dans une société concurrente plus rentable.
La partie traînera encore un peu en longueur au grand désespoir de notre partenaire du jour qui passera près de la banqueroute et aura l'impression de subir le jeu. Il ne se replongera sans doute pas dans 1830 de sitôt.
Pour cette partie j'ai commencé avec NNH, puis C&O et enfin B&M. Je perd NNH 1 ou 2 cycles avant la fin, mais cela ne m'empêchera pas de l'emporter assez nettement.

20/10/2019 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs.
Après notre partie de découverte, interrompue après 7h de jeu, nous retentons notre chance. Les règles sont bien assimilées, mais les "Privates" et leurs spécificités ne sont pas si simple à appréhender. Comme à chaque découverte de 18xx, même si la différence semble faible, l'impact des changements n'est pas évidente à appréhender.
Cette fois nous parviendrons à vider la banque en un peu moins de 7h. Ça reste très long, 2h de plus que nos dernières parties de 1846.
J'ai beaucoup de mal à voir les chemins à construire sur cette carte. Et entre les tuiles rares et celles qui ne sont pas upgradables, la construction de chemins qui rapportent n'est pas simple.
Aujourd'hui je suis parti avec la C&O histoire d'être un peu tranquille dans mon coin pendant que mes adversaires se chamaillent autours de New York avec la NNH et la NYC. Mais être tout seul pour construire un réseau ça demande du temps et avec les tuiles proposées c'est compliqué. Mes revenus par action ne décolleront qu'en fin de partie (avec le Diesel) et seront à ce moment là supérieurs à ceux de toutes les autres compagnies.
En milieu de partie je lance Erie, en espérant que les réseaux de mes 3 compagnies se compléteront, mais je n'y parviendrait pas. Par contre je parviendrais assez bien à gérer les enchaînements de trains de mes compagnies.
Je termine finalement 2e, assez loin du vainqueur qui aura bien géré ses parts pour ne conserver que celles des compagnies les plus rentables.

13/10/2019 - 1 partie
Une partie de découverte à 3 joueurs que nous avons dû interrompre avant la fin, après 7h de jeu.
Après 1889, la prise en main de 1830 ne pose pas de problème, la plupart des règles étant communes aux 2 jeux. Les différences principales, mis à part la carte évidemment, sont sur les « Privates » et sur le fait qu’il faut 60% des parts pour lancer une compagnies, au lieu de 50%.
Le début de partie est donc un peu poussif avec les enchères pour les « Privates » dont on ne mesure pas bien tout l’intérêt, puis l’investissement de chacun dans une compagnie dont on achète 60% des parts pour pouvoir la lancer.
Le déroulement est ensuite classique, mais un peu lent par rapport à 1846 puisqu’on ne pose qu’une seule tuile à chaque fois. L’optimisation de nos trajets est donc importante, car devoir mettre en place un contournement prend du temps, donc plusieurs OR. Pour le reste, les phases s’enchaînent à un rythme raisonnable. Nous avons d’ailleurs commencé à utiliser des diesels lors de nos derniers OR. Et si les revenus collectés par ces trains sont plus élevés que les autres, ils n’ont pas explosé pour autant, limités dans leurs parcours par les stations des compagnies adverses.
Au final, mon impression est plutôt bonne. J’ai bien aimé les contraintes de la carte et des tuiles disponibles (moins nombreuses que dans 1846). Mais la gestion des parts me paraît beaucoup plus artificielle que dans 1846. J’aime les possibilités offertes par le « half-pay » ainsi que l’émission et le rachat d’action que peuvent effectuer les compagnies. Et puis le draft pour les « Privates » c’est quand même beaucoup plus rapide que les enchères.


Verdict

Après Poseidon et 1846, 1830 représente encore un gap dans la découverte des 18XX. Le jeu est un peu plus complexe, mais surtout beaucoup plus intransigeant, avec une interaction encore plus présente. Ici on ne se contente pas de se battre pour construire un meilleur réseau, on manipule le cours des actions et on n'hésite pas à sacrifier une compagnie si cela peut nous aider à faire perdre de l'argent à un adversaire. 1830 c'est le capitalisme dans toute sa splendeur...
Je dois reconnaître que ce sont des aspects qui m'avaient un peu effrayé au début. Je n'apprécie pas franchement cette logique purement financière qui fait aujourd'hui tant de dégâts dans notre société. Mais 1830 est un jeu, et si la thématique est plutôt bien exploitée on ne s'y trompe pas. Cette course à l'argent, n'est ni plus ni moins qu'une course à une autre forme de points de victoire, différente de ce à quoi nous sommes habitué, mais diablement prenante.

Même si 1829 fut le 1er, c'est 1830 qui fait aujourd'hui figure de référence dans l'univers des 18XX. C'est à la fois parce que ses règles servent de bases de référence aux 18XX, mais aussi parce qu'il est particulièrement riche et profond. C'est aussi pour cela qu'il est plus difficile à aborder et que je ne le conseillerais pas pour débuter, à moins d'être accompagné par quelqu'un d'expérimenté.
Il y a de nombreux éléments qui paraissent alourdir inutilement le jeu lors des premières partie et se révèlent finalement de vrais enjeux stratégiques. Les découvrir par soi-même prend de temps. Se faire accompagner dans leur découverte peut en faire gagner beaucoup, sans que cela gâche le plaisir pour autant.

1830 est un passage obligé dans le cadre d'une découverte des 18XX, et même les joueurs les plus expérimentés apprécie encore d'y jouer régulièrement. C'est un jeu où tout a été savamment construit par Francis Tresham pour garantir une grande diversité des parties et une profondeur exemplaire. On comprend pourquoi il est encore la référence aujourd'hui, 34 ans après sa première édition.


Le 18XX de référence.



Interaction

Règles

Matériel


Profondeur impressionnante
Complexité
Longueur des parties