Shakespeare

SHAKESPEARE

Jeu de

Hervé Rigal

1 à 4 joueurs
à partir de 13 ans
20 à 90 mn
Edition  Ystari  2015
 
Impact de la langue : non

cartes - ouvriers - théâtre
Vous avez 6 jours pour monter une nouvelle pièce de théâtre pour la Reine. Sélectionnez les acteurs, les artisans les éléments de décors et de costumes, et ne négligez pas les répétitions, afin de vous assurer de proposer la pièce la plus réussie.










DescriptionParties

Présentation du Jeu

Shakespeare est proposé dans une boîte carrée de format classique (Les Aventuriers du Rail, Les Colons de Katane). Elle contient :

  • Un petit plateau principal, sur lequel sont représentés les différentes pistes utiles durant la partie (3 actes, prestige, numéro et ordre du tour, initiative) et 2 cases pour les éléments de costumes et décors disponibles.
  • 4 plateaux individuels, sur lesquels figurent déjà 4 personnages (2 acteurs, un homme à tout faire et la reine),
  • 20 cylindres d'action (5 par couleur),
  • 28 disques pour les différentes pistes (7 par couleur),
  • 4 cartes recrutement,
  • 16 jetons repos,
  • 30 cartes personnage,
  • 10 aide de jeu, indiquant les quantités d'éléments de décors et costumes qui seront piochés à chaque tour, ainsi que les effets associés aux éléments de décors,
  • 72 tuiles élément de décor,
  • 72 jetons élément de costume,
  • 2 sacs en tissus,

Chaque joueur prend un plateau, la carte recrutement, les 5 cylindres et les 7 disques de sa couleur, ainsi que 4 jetons repos. On place dans un sac le nombre d'éléments de costume correspondant au nombre de joueurs, puis on fait de même dans l'autre sac avec les jetons de costume.
Un premier ordre du tour est déterminé aléatoirement, et les disques sont placés en conséquence sur les pistes d'ordre du tour et d'initiative.

On révèle une première série de personnages (2 de plus que le nombre de joueurs), et dans l'ordre inverse du tour chacun en choisi un. Les cartes non prises sont défaussées, puis une nouvelle série de personnages est révélée.


Déroulement d'une Partie

Shakespeare se joue en 6 tours composés chacun de 6 phases :

  1. Enchères pour l'ordre du tour
  2. Recrutement et activation
  3. Ambiance
  4. Répétition en costume (seulement aux tours 4 et 6)
  5. Maintenance
  6. Repos

Les enchères consistent à miser le nombre de cylindres d'action que l'on veut utiliser. L'ordre du tour sera défini par nombre croissant de cylindres misés.

Ensuite chaque joueur doit effectuer une action ou passer définitivement. Les actions possibles sont :

  • Recruter un personnage, parmi ceux disponibles (1 seule fois par tour).
  • Activer un personnage en plaçant un cylindre dessus.
Les personnages permettent de prendre des éléments de costumes, de décors, ou d'avancer sur les pistes des actes. Sur chacun d'eux figure la description de son action, ainsi que le salaire qu'il faudra lui verser en fin de partie.
Sur les acteurs figurent également 3 emplacements pour des éléments de costumes et un effet associé qui sera appliqué lors des répétitions en costumes, si les 3 emplacements sont remplis.
Pour les éléments de décors, c'est leur mise en place sur le plateau du joueur qui rapporte. Le gain dépend de la couleur de l'élément et de l'emplacement choisi.

A la fin de chaque tour, les joueurs appliquent l'effet correspondant à la position de leur marqueur sur la piste d'ambiance, puis ramène ce marqueur en position neutre.
Aux tours 4 et 6, on procède à une répétition en costumes. Cela consiste à appliquer les effets indiqués en face des costumes achevés, puis à décompter les pistes des actes (gains en argent et points de prestige).
Ensuite les cartes personnages, éléments de costumes et de décors restant sont retirés et remplacés par de nouveaux, puis chaque joueur doit laisser au repos pour le prochain tour tous les personnages qu'il vient d'activer sauf 1. Afin de les identifier, il place un jeton repos sur chacun d'eux.

A l'issue du 6e tour, les joueurs révèlent leurs cartes objectif et marquent les points de ceux qu'ils ont remplis. Ils doivent ensuite payer les salaires de chacun de leurs personnages, ou à défaut, perdre 2 points de prestige.
Le joueur totalisant finalement le plus de points de prestige l'emporte.


Backstage

Découvrez également Backstage, la première extension pour Shakespeare, présentée également en détail sur BdmL.

Parties jouées : 4
Parties commentées : 4

30/04/2016 - 1 partie
Une nouvelle partie à 4 joueurs, dont 2 qui découvraient le jeu.
Nous revenons sur Shakespeare que nous avions laissé de côté depuis quelques semaines, pour une partie dans une configuration qui s'est révélée plus intéressante qu'à 3. En effet, le nombre d'éléments de costumes et de décor pioché est plus important, ce qui a pour effet à la fois d'augmenter la probabilité qu'ils nous conviennent et d'avoir la possibilité de les prendre, sans être nécessairement premier dans l'ordre du tour.
La partie y gagne en intérêt, même si la nôtre semble avoir été quelque peu déséquilibrée par les gains des orfèvres. En effet, 2 orfèvres étaient disponibles dès premier tour, et les 2 joueurs qui les ont pris terminent 1er et 2e, en les ayant largement exploité. L'un d'eux a même pris le 3e orfèvres 2 tours avant la fin.
J'avoue que cela nous a laissé un peu perplexe quant à l'équilibre du jeu, mais j'ai vu que Cyril Demeagd avait déjà répondu à cette question... A nous donc de progresser apparemment.

27/12/2015 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs dont 1 qui découvrait le jeu.
Nous terminons ce week-end prolongé de Noël avec Shakespeare qui m'avait un peu laissé sur ma faim à l'issue de la partie précédente. Je décide donc de changer de stratégie, en étant plus polyvalent. Le hasard du jeu me fera développer les décors de façon prioritaire, et je soignerais mes costumes pour qu'ils me rapportent quelques points de prestige de plus.
Stratégie payante cette fois, et assez nettement au final, même si je manque d'argent pour payer 1 de mes personnages.
Mon opinion n'évolue pas sur le jeu. Il est plutôt agréable à jouer, mais manque de variété et de renouvellement. Heureusement il n'est pas trop long, donc ça peut passer, mais il risque tout de même de lasser assez vite.

12/12/2015 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs.
Après notre partie de découverte d'il y a 2 semaines, nous revenons sur Shakespeare qui nous avait laissé plutôt une bonne impression.
Je décide de prendre le monopole des costumières en début de partie, pour essayer de développer une stratégie un peu ciblée, mais finalement le peu de jetons disponibles ne me permettra pas d'en profiter autant que je l'aurais souhaité. Et même si lors de la 1ère répétition je marque plus, à la dernière les choses se rééquilibrent.
Je termine finalement dernier. Mais encore une fois les scores sont particulièrement serrés et laissent un goût amère. On se dit que la victoire aurait aussi bien pu revenir à n'importe lequel d'entre nous. Il aurait suffit d'une enchère plus heureuse ou d'un objectif plus en phase avec notre jeu.
Autre point qui me gène, cette impression de ne pas pouvoir véritablement mener différentes stratégies. On fait un peu plus ou un peu moins, mais ça reste "à la marge".
Donc 2e partie plutôt décevante, mais pas encore rédhibitoire. Tout dépendra de la prochaine.

28/11/2015 - 1 partie
Une partie de découverte à 3 joueurs.
Nous voici donc en présence du dernier Ystari. Le jeu n'est pas très complexe par rapport aux autres gros jeux que nous avons testé dernièrement, et si le thème est très agréable, la mécanique de fond reste du placement d'ouvriers. Heureusement Shakespeare apporte quelques idées nouvelles, comme l'obligation de laisser ses personnages au repos après les avoir activés (sauf 1). C'est cohérent avec le thème, qui malgré tout les aspects mécanique du jeu, est plutôt bien exploité.
Pour cette première partie, nous sommes restés prudents en ce qui concerne nos embauches, et tout le monde est parvenu à payer les salaires. Peut-être d'ailleurs que nous n'avons pas pris assez de risques, car nous terminons avec des scores de 20, 19 et 19. C'est peu, mais ça nous le savions, par contre nous nous attendions à des écarts un peu plus marqués.
Au final, même si le jeu nous a paru moins riche que ce que nous espérions (on se sent un peu bridé après Signorie ou Mombasa), nous avons tout de même tous apprécié cette partie.


Verdict

Voilà bien un thème rare dans le jeu de société, la "fabrication" d'une pièce de théâtre. Même si le jeu se concentre évidemment sur les aspects techniques, préparation des costumes et des décors, répétitions, recrutement et paye des comédiens, il parvient à exploiter ce thème de façon plutôt convaincante, bien aidé en cela par des graphismes très réussis.

La mécanique du jeu en elle-même est plus classique puisqu'il s'agit d'un système de pose d'ouvriers. On active des personnages afin d'utiliser leurs "pouvoirs" qui vont nous permettre d'avancer sur les 3 grands axes du jeu : les costumes, les décors et les 3 actes de la pièce.

La bonne idée de Shakespeare est que le nombre de personnages que nous souhaitons activer lors du prochain tour détermine également l'ordre du tour. On est donc partagé entre exploiter le plus de personnages possible et s'assurer une bonne place dans l'ordre du tour afin de se garantir les tuiles de décors ou de costumes qui nous intéressent.
Car rien ne sert d'avoir la capacité d'activer de nombreux personnages s'ils ne peuvent même pas être pleinement exploités. Et comme en plus il est interdit de réactiver les mêmes personnages 2 tours de suite (à l'exception de l'un d'entre eux) un mauvais choix peut donc être lourd de conséquences.

Malheureusement, avec seulement 3 axes de développement, les pouvoirs des personnages manquent un peu de diversité et les parties de renouvellement, même si l'accessibilité, la fluidité et l'esthétique du jeu nous le font un peu oublier.
Enfin, le hasard n'est pas négligeable, que ce soit au travers de la pioche des éléments de décor et costumes, des enchères, et de l'ordre d'arrivée des personnages. Il est plus critique à 3 joueurs où moins d'éléments sont piochés, renforçant donc l'importance de l'ordre du tour. Comme les écarts sont généralement faibles entre les joueurs, le moindre aléa peut peser sur le résultat.

En l'état Shakespeare est donc un bon jeu très bien édité, mais dont on attend avec impatience les extensions pour un peu plus de renouvellement.


Une belle idée, bien édité, mais qui manque un peu de renouvellement.



Interaction

Règles

Matériel


Thème original.
Illustrations.
Fluidité.
Manque de renouvellement.