Babylonia

BABYLONIA

Jeu de

Reiner Knizia

2 à 4 joueurs
à partir de 14 ans
60 mn
Edition  Ludonova  2019
  
Impact de la langue : peu

majorité - placement










DescriptionParties

Présentation du Jeu

Babylonia est proposé dans une boîte rectangulaire de format légèrement plus large que le format habituel (Bonfire, Hadara). Elle contient :

  • Un grand plateau de jeu plié en 6 représentant une partie de l’empire néo-babylonien sur lequel on retrouve le Tigres et l’Euphrate si chers à l’auteur. Il est bordé par une piste de score allant de 0 à 100 points,
  • 32 tuiles hexagonales de lieu :
    • 19 cités,
    • 13 champs de culture,
  • 5 ziggourats en bois,
  • 9 cartes de bonus de ziggourat,
  • et par joueur :
    • 30 jetons de Clan, en bois, comprenant 18 Nobles (6 de chaque type) et 12 fermiers,
    • 1 support pour les jetons Clan, en bois lui-aussi,
    • 1 marqueur de score,

Selon le nombre de joueurs, on utilise 1, 2 ou 3 des zones de terre séparées par les 2 rivières. Les 2 rivières sont quant à elles toujours en jeu. Sur ces zones on installe les ziggourats et les tuiles de lieux sur les emplacements prévus. Les cartes de bonus de ziggourat sont toutes exposées faces visibles à côté du plateau.
Chaque joueur choisit une couleur et prend l’ensemble du matériel correspondant. Il place son marqueur de score sur le 0 de la piste qui borde le plateau, mélange face cachée l’ensemble de ses jetons Clan et en pioche 5 qu’il installe sur son support.


Déroulement d'une Partie

À son tour un joueur doit effectuer les 3 actions suivantes dans l’ordre :

  1. Jouer des jetons Clan.
    • Soit en jouer 2 de n’importe quel type (nobles et/ou fermiers).
    • Soit jouer 3 fermiers ou plus.
  2. Marquer les points des cités et ziggourat entourés.
  3. Compléter son support de façon à avoir de nouveau 5 jetons.

Les jetons Clan peuvent être joués sur n’importe quelle case libre du plateau.
Avec la première option, il est même possible de jouer des jetons sur les hexagones de rivière, mais dans ce cas, ils sont placés face cachée.
Lorsqu’un jeton est placé autour d’un ziggourat, le joueur gagne 1 point par ziggourat à côté duquel il possède au moins 1 Clan.
Si le joueur possède 1 jeton directement voisin d’un champ de culture, il peut placer sur ce champ un fermier pour marquer le nombre de points indiqué.

Lorsqu’un ziggourat est totalement entouré, le joueur qui possède le plus grand nombre de jetons Clan autour gagne une carte de bonus de son choix. Ces cartes rapportent des points ou des avantages pour le reste de la partie.
Lorsqu’une cité est totalement entourée, 2 décomptes sont effectués :

  1. Chaque joueur marque 2 points de victoire par noble de sa couleur portant l’un des symboles présents sur la cité et qui lui est relié, soit directement, soit par une chaîne ininterrompue de jetons Clan de sa couleur.
  2. Le joueur qui possède le plus de jetons Clan autour de la cité gagne la tuile et chaque joueur marque autant de points qu’il a de tuiles cités devant lui.
Il n’est pas nécessaire que les cases rivière soient occupées pour entourer une cité, mais si elles le sont, les marqueurs comptent dans le calcul de majorité pour l’attribution de la tuile.

Lorsqu’à la fin du tour d’un joueur il ne lui reste plus aucun jeton Clan, ou s’il ne reste pas plus d’une cité sur le plateau, la partie s’arrête immédiatement. Le joueur ayant le score le plus élevé l’emporte.

Parties jouées : 4
Parties commentées : 4

13/03/2021 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs.
A chaque nouvelle partie je me prends une raclée, mais pourtant j’adore ce jeu. On y retrouve tout le savoir faire de Knizia. Un jeu épuré, malin, équilibré, tendu et finalement assez rapide. Bref ce que le jeu allemand faisait de mieux il y a quelques années et qui m’a donné envie de découvrir les jeux de société modernes.
Cette fois je parviendrais à construire un grand domaine qui me fera gagner de nombreux points, mais un peu trop tard pour rattraper le joueur de tête. Je terminerai même dernier, de peu.

16/01/2021 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs dont 1 qui découvre le jeu.
Avant d'oublier les règles et surtout les différents calculs de points, nous revenons sur Babylonia qui nous avait fait une forte impression lors de nos précédentes parties.
La disposition aléatoire des cités et champs nécessite de prendre le temps d'analyser le plateau avant de commencer à jouer. Mais ensuite ça va vite et c'est assez violent...
Comme lors des parties précédentes, je néglige les Ziggourats pour me focaliser sur la construction d'une zone continue avec un maximum de mes clans. Mes adversaires font l'inverse, et profitent donc rapidement chacun du pouvoir d'une carte spéciale.
J'ai un peu de mal à lancer mon jeu, et je mettrais beaucoup de temps pour réussir à relier la grande majorité de mes clans. Cela paiera en fin de partie, au point de me permettre de remonter une grande partie de mon retard au score lors des derniers décomptes de cités. Mais je termine tout de même dernier à quelques points du second, et encore bien loin du premier. Celui-ci s'envolera encore un peu plus lors de son dernier coût avec lequel il mettra fin à la partie.
Malgré cette cuisante défaite, je suis toujours aussi enthousiasmé par le jeu qui me donne l'impression de me replonger dans la grande époque de l'auteur.

01/01/2021 - 2 parties
Deux parties de découverte, à 3 joueurs.
J'étais complètement passé à côté de ce jeu de Reiner Knizia, pourtant un auteur dont je surveille toujours les nouveautés. Il faut dire qu'il est sorti chez un éditeur espagnol et qu'il y a eu quelques légers désagréments avec la première édition. Mais tout cela semble aujourd'hui bien réglé car nous n'avons rencontré aucun problème avec le matériel.
Par contre, il faut au moins une partie pour appréhender les différentes façons de marquer des points et les conséquences de nos choix. Le jeu m'a d'ailleurs un peu fait penser à Renature sur ce point. Mais il est clairement plus ouvert et vraisemblablement plus profond.
Après notre première partie jouée au feeling, nous avons donc enchaîné avec une 2e bien plus tactique. Et là on commence à découvrir les finesses du jeu, et c'est un régal. Il n'y a pas à dire, Reiner Knizia peut être très inspiré et Babylonia semble bien en être un nouvel exemple.
En tout cas, cela fait bien longtemps que je n'avais pas été aussi emballé par l'un de ses jeux. Je ne comprends pas qu'aucun éditeur français ne se soit encore penché sur sa traduction.


Verdict

Voilà bien longtemps que je n'avais pas été autant enthousiasmé par un jeu de Reiner Knizia. On retrouve dans Babylonia l'esprit de ses meilleures créations. La parenté avec Euphrat & Tigris est évidente, à la fois par le thème et le mécanisme de pose de tuiles/pions, mais le jeu est un peu plus rapide et plus simple.
Les sensations procurées sont plus proches de celle Samuraï ou encore Durch di Wüste.
Des règles simples, rapidement expliquées, quelques points clefs sur lesquels sont construites les finesses du jeu, et des parties tendues, toutes très différentes, puisque l'interaction est au cœur même du jeu. Le tout en à peine une heure.

Babylonia est une sorte de retour aux fondamentaux du jeu allemand, ce qui a fait son succès durant des années et qui a trop tendance à être oubliés aujourd'hui.


Retour au fondamentaux avec le meilleur jeu de Knizia depuis bien longtemps.



Interaction

Règles

Matériel


Qualité du matériel
Abstrait
Lisibilité du plateau