Firenze

FIRENZE

Jeu de

Andreas Steding

2 à 4 joueurs
à partir de 12 ans
60 mn
Edition  Quined Games  2018
    
Impact de la langue : non

cartes - construction
Firenze est la réédition du jeu du même nom sorti en 2010 chez Pegasus. Les textes des cartes ont été avantageusement remplacés par une iconographie plutôt bien conçue.










DescriptionParties

Présentation du Jeu

Firenze est proposé dans une boîte rectangulaire de format standard (Golden Ages, Haspelknecht). Elle contient :

  • Un plateau de jeu plié en 4 sur lequel sont représentées 6 tours de couleurs différentes, une rangée d’emplacements pour 6 cartes et la pioche, 4 emplacements Eglise et une piste de score allant de 0 à 99 points.
  • 88 briques :
    • 25 blanches
    • 18 jaunes
    • 15 vertes
    • 12 rouges
    • 10 bleues
    • 8 violettes
  • 1 sac pour ranger et piocher les briques,
  • 52 cartes Action (dont 10 cartes de départ),
  • 16 aides de jeux (4 dans chaque langue),
  • Par couleur de joueur :
    • 1 plateau individuel de site de construction, faisant également office d’aide de jeu,
    • 1 marqueur de prestige,
    • 9 tuiles lettre,
    • 1 sceau,
  • 19 tuiles Balcon,
  • 7 tuiles lettre neutre,
  • 4 tuiles bonus de niveau,
  • 1 tuile de fin de partie.

5 lettres neutres et 4 tuiles Balcon sont placées aléatoirement sur les 6 tours du plateau.
Chaque joueur reçoit le matériel de sa couleur et de 2 à 5 briques blanches suivant sa place dans l’ordre du tour. Le nombre de lettres qui seront utilisées varie selon le nombre de joueurs. Ensuite, les 10 cartes de départ sont mélangées à part et placées sur le dessus de la pioche des cartes Action. Les 6 premières cartes sont révélées et sur chacune on place 4 briques piochées dans le sac.


Déroulement d'une Partie

Firenze se joue en sens horaire, de façon ininterrompue. A son tour un joueur doit effetuer les étapes suivantes :

  1. Choisir une carte, payer le coût correspondant et prendre les briques qu’elle contient.
  2. Echanger 3 briques de sa réserve contre 1 brique d’une carte (facultatif).
  3. Construire des tours (facultatif).
  4. Détruire les tours abandonnées.
  5. Remplir des contrats (facultatif).
  6. Appliquer les limites de cartes en main et briques dans sa réserve.
Il peut en plus jouer autant de cartes qu'il le souhaite (mais pas 2 fois la même).

La rangée de cartes de Firenze fonctionne comme dans beaucoup d’autres jeux. La carte la plus à gauche est gratuite. Pour prendre une autre carte, il faut poser une brique sur chacune de celles qui la précède (comme dans Tribes avec les coquillages, par exemple). Il existe 5 types de cartes dans Firenze. Certaines devront être jouées immédiatement, d’autres au bon vouloir du joueur, et d’autres encore conservées jusqu’en fin de partie. Elles peuvent s’appliquer au joueur actif, ou à tous, et être aussi bien favorables que défavorables.

Briques
construites
Coût
(briques)
10
20
31
43
56
610

Chaque tour ne peut être construite qu’avec des briques d’une seule couleur. Si une tour initiée lors d’un tour précédent n’est pas rehaussée elle doit être détruite lors de l’étape 4.
Il est possible d’ajouter autant de briques qu’on le souhaite, de commencer une ou plusieurs tours, y compris d’une même couleur, et d’en compléter d’autres. Il faut par contre en payer le coût, lui aussi en briques (cf tableau).

Remplir des contrats
Les tours du plateau principal représentent des contrats ouverts à tous. Pour chaque couleur de brique il est donc possible de livrer une tour de 3 à 8 étages, mais une seule durant la partie. Le joueur défausse la tour depuis son chantier de construction et place l’une de ses lettres sur l’emplacement correspondant sur le plateau principal, afin d’indiquer que ce contrat est rempli. Il marque les points indiqués sur l’étage de la tour ou sur le Balcon, et d’éventuels bonus de niveau ou d’église.
Les lettres neutres placées aléatoirement avant le début de la partie interdisent certains contrats, alors que les balcons en valorisent d'autres.

Lorsqu’un joueur a placé sa dernière lettre, il gagne la tuile de fin de partie et ses adversaires peuvent jouer une dernière fois.
Aux points gagnés en cours de parties on ajoute des points pour :

  • le joueur ayant le plus de lettres sur chacune des tours. Les égalités sont départagées par celui qui a la lettre la plus haute.
  • les cartes célébrations.
Le joueur qui totalise le plus de points l’emporte.

Parties jouées : 5
Parties commentées : 5

12/05/2019 - 1 partie
Une nouvelle partie à 4 joueurs dont 2 qui découvrent le jeu.
Il laisse toujours un peu perplexe lors des explications, et puis lorsque les joueurs commencent à construire des tours tout s’éclaire. Et lorsqu’ils perçoivent les dangers de destruction et les possibilités offertes par les cartes, ils comprennent que Firenze même s’il est simple d’accès est un jeu plus profond qu’il n'y paraît.
A 4, les emplacements sur les tours sont vite pris d’assaut et il faut surveiller ce que préparent nos adversaires pour ne pas se faire surprendre. Le jeu est donc un peu plus exigeant qu’à 3 où les erreurs peuvent plus facilement être compensées. Et justement, pour cette partie je n’étais pas assez concentré sur mon jeu et j’ai commis quelques erreurs qui m’ont coûté cher, me laissant loin des joueurs de tête.

09/03/2019 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs, dont 1 qui découvrait le jeu.
Encore une fois je fais la course en tête, mais mes adversaires préparent chacun leur contre-offensive pour marquer de nombreux points. Je parviendrais heureusement à les en empêcher en mettant fin au jeu rapidement et surtout en utilisant les effets de certaines cartes un peu "violentes" pour leur faire perdre quelques briques précieuses.
L'interaction peut être assez méchante dans Firenze, mais le jeu n'en devient pas chaotique pour autant. Par contre, il faut anticiper et savoir rebondir. Un jeu d'optimisation dans la plus pure tradition.

24/02/2019 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs.
Depuis notre 2e partie, j’apprécie beaucoup Firenze qui correspond bien à ce que j’aime dans le jeu allemand. Il est relativement simple, fluide et offre néanmoins une bonne profondeur de jeu avec des possibilités de gêne et de coup-bas (mais pas trop). Tout ça en à peine plus de 60mn, c’est une belle réussite.
J'ai été un peu dissipé lors de cette partie et le manque de suivi finira par me coûter une victoire que tout le monde pensait acquise. Et bien non, et les scores ont été particulièrement serrés, preuve s'il en fallait une que le jeu est bien équilibré, puisque nous avons tous joué de façons très différentes.

17/02/2019 - 2 parties
2 parties de découverte à 3 joueurs.
Lors de la première partie je me suis un peu laissé porter par le jeu, qui m’a laissé une impression un peu mitigée. Mais nous nous sommes tout de même lancé dans une 2e partie.
La gestion beaucoup plus fine de notre stock et de nos tours en construction a complètement changé la physionomie du jeu. Nous avons été beaucoup plus attentifs, voir agressifs dans nos choix de cartes et la construction de nos tours. Le jeu est certes basé essentiellement sur la concurrence, mais elle peut être assez forte étant donné la rareté de certaines couleurs, et les places limitées sur les tours.
Juste ce qu'il fallait pour nous donner envie d’y revenir dès que possible.


Verdict

Firenze est un modèle de ce que les allemands savent faire le mieux. Un jeu d'une heure, une heure trente, basé sur des mécanismes simples, un nombre d'actions possibles et donc de choix réduits, mais dont les conséquences sont multiples et bien plus profondes qu'on ne pourrait le penser avant d'y avoir joué.

Bien plus qu'une course à la construction, Firenze est un jeu de gestion de ressources, ici les briques. On en connaît exactement le nombre disponible par couleur, il est inscrit sur le plateau. On voit celles que possèdent nos adversaires et celles disponibles sur les cartes. A nous de faire les bons choix de couleurs et de choisir le bon moment pour se lancer dans la construction de tours. Tout le monde court après les contrats les plus lucratifs, qui nécessitent les tours les plus hautes, mais les risques de destructions sont bien réels.

Il est en effet assez facile de contribuer à la raréfaction de certaines couleurs. Et bien combiner avec les effets parfois assez méchants de quelques cartes, peut faire très mal...
Mais à l'inverse, optimiser l'usage des cartes, la gestion des briques, des constructions et des bonus peut aussi s'avérer très lucratif. Les possibilités de combinaisons sont nombreuses et demandent un peu de pratique pour bien être appréhendées. Et avec si peu d'actions différentes, ce Firenze réalise un joli tour de force.


Andreas Steding nous propose un modèle du jeu à l'allemande.



Interaction

Règles

Matériel


Épuré
Interaction forte
Possibilités de contrôle
Répétitif