Die Schlösser des König Ludwig

DIE SCHLÖSSER DES KÖNIG LUDWIG

Jeu de

Ted Alspach

1 à 4 joueurs
à partir de 13 ans
90 mn
Edition  Bézier Games  2014
 
Impact de la langue : peu

château - construction - tuiles


DescriptionParties

Présentation du Jeu

Schlösser des König Ludwig est proposé dans une boîte carrée de format habituel (Suburbia, Les Aventuriers du Rail ). Elle contient :

  • 5 éléments permettant de composer un plateau de jeu adapté au nombre de joueurs;
  • 75 tuiles pièce de château, de formes et de tailles différentes;
  • 50 cartes pièce de château;
  • 6 tuiles escalier;
  • 9 tuiles corridor (imprimées recto-verso : un coté clair et un côté sombre, pour les sous-sols);
  • 24 tuiles objectif commun;
  • 28 cartes atelier (bonus);
  • 4 corridors de départ aux couleurs des joueurs;
  • 4 marqueurs de score;
  • 1 marqueur de premier joueur (le Master Builder),
  • 52 pièces de 1000 et 5000 Marks;

Les pièces de château, escalier et corridor sont regroupées par formes et disposées en piles faces cachées sur les emplacements prévus, à côté des cartes.
Selon le nombre de joueurs, 3 ou 4 objectifs communs sont tirés au sort et disposés faces visibles sur le plateau principal. On pioche ensuite une série de cartes pièce de château. Elles indiquent les premières formes de pièces qui seront à vendre.

Chaque joueur reçoit 1 corridor de départ, 1 marqueur de score, 3 cartes atelier (mais n'en conserve que 2), et 15 000 Marks.


Déroulement d'une Partie

Le premier joueur est le Master Builder ! C'est lui qui décide du prix des pièces de château en jeu en les disposant dans l'ordre de son choix le long de l'échelle de prix figurant en bordure du plateau.
Chaque joueur va ensuite effectuer son tour de jeu, dans le sens horaire, en terminant par le Master Builder.

Un tour de jeu consiste à effectuer 1 action parmi les 2 possibles :

  • Acheter une tuile pièce, un corridor ou un escalier.
  • Recevoir 5000 Marks de la banque.
Les joueurs payent leurs achats au Master Builder, et lui paye à la banque.
1000 Marks sont ajoutés sur chacune des tuiles restantes et des cartes pièces sont piochées pour désigner les nouvelles tuiles qui vont remplacer celles qui ont été vendues.

Les pièces de château achetées doivent immédiatement être construites. Pour cela elles doivent être connectée par au moins une porte à une autre tuile.
Le fait d'ajouter une pièce permet de marquer les points de sa construction, mais également des points pour les pièces voisines, selon leur nature. De même, la valeur des pièces voisines peut se trouver modifiée par l'ajout de cette nouvelle pièce. Enfin les pièces de sous-sols permettent de marquer des points pour chaque pièce d'un type donnée présente dans notre château.
Sur chaque tuile de pièce de château des icônes indiquent comment calculer l'ensemble des points qu'elle rapporte.

Lorsque toutes les portes d'une pièce sont reliées à d'autres pièces, alors elle est dite complète et permet d'obtenir immédiatement un bonus, dépendant de la nature de cette pièce : un nouveau tour, de l'argent, des cartes bonus, etc.

Lorsque la pile de cartes pièces de château est épuisée, la partie s'achève dès la fin du tour. Aux points qu'ils ont gagné en cours de partie, les joueurs ajoutent :

  • des points pour les objectifs communs,
  • des points pour les cartes atelier pour lesquels ils remplissent les conditions demandées,
  • 2 points pour chaque forme de tuile présente dans leur château et dont la pile est épuisée,
  • 1 point par tranche de 10 000 Marks.
Le joueur totalisant le plus grand nombre de points gagne la partie.

Parties jouées : 6
Parties commentées : 6

16/05/2016 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs, dont 1 qui découvrait le jeu.
Lorsqu'on cherche un jeu original à proposer à nos partenaires de jeu, Die Schlösser des König Ludwig nous vient rapidement à l'esprit et se retrouve aussi vite sur la table. Même s'il n'est pas parfait, surtout à 3 joueurs où le hasard lié à l'élimination de tuiles et de cartes n'est pas négligeable, il plaît à tout le monde par sa simplicité d'accès et son côté ludique lié à la construction du château.
Même s'il paraît difficile de construire une véritable stratégie quant au choix des tuiles et leur mise à prix, on se laisse prendre, et notre partenaire du jour n'a pas fait exception.

07/05/2016 - 2 parties
Deux nouvelles parties à 3 joueurs.
Même si à 3 joueurs le hasard de la sortie des tuiles est plus important qu'à 4 pour nos objectifs, le jeu nous plaît toujours autant. Et même avec 30 points dans la vue à la 1ère partie, au cours de laquelle le vainqueur a fait la razzia sur les tuiles salons qui constituaient l'un de ses objectifs, je ne rechigne pas à prendre ma revanche.
Je décide de l'attaquer différemment, notamment au niveau de la gestion des prix. Je suis moins agressif en laissant à prix plus abordables les pièces qui nous intéressent tous. Moralité, j'engrange rapidement beaucoup d'argent et donc une plus grande liberté quant à mes choix futurs. Je parviendrais finalement à l'emporter, une première pour moi à ce jeu.
Bilan très positif, avec l'impression de ne toujours pas maîtriser toutes les finesses d'attribution des points et bonus, mais l'envie d'y revenir.

17/04/2016 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs dont 1 qui découvrait le jeu.
C'est notre jeu du moment, et même si le hasard de la sortie des tuiles pèse sur la partie, surtout à 3 joueurs, le côté ludique de la construction d'un château pièce par pièce, rattrape ce petit défaut et nous donne toujours envie de l'approfondir. D'autant qu'on a toujours le sentiment de ne pas bien maîtriser les différentes façon de marquer des points et les combinaisons possibles grâce aux bonus de complétion des pièces.
A rejouer donc, encore et encore... avant d'envisager une vraie critique.

16/04/2016 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs.
Nous étions resté sur une très bonne première impression et cette 2e partie ne la changera pas. Pourtant, à l'issue de la partie, nous nous sommes tous interrogé sur le poids du hasard de l'arrivée des tuiles sur le résultat final. Mais en même temps, notre vision du jeu et des différentes façons de marquer des points est encore très limitée.
Il nous faudra encore quelques parties pour bien appréhender les subtilités du système de points et optimiser nos choix en conséquence. Mais ce n'est pas un problème car comme pour la construction de nos villes à Suburbia, l'aménagement de nos château apporte un plus ludique à Schlösser des König Ludwig, qui le rend vraiment très agréable.

09/04/2016 - 1 partie
Une partie de découverte à 3 joueurs.
Die Schlösser der König Ludwig, ou encore Castle of Mad king Ludwig (oui le roi est devenu fou en anglais...), m'avait beaucoup intrigué lors de sa sortie en 2014. Mais son prix élevé m'avait dissuadé de le prendre. J'ai donc attendu patiemment de le trouver à un tarif plus raisonnable ce qui fut la cas lors du dernier Essen.
Le jeu fait inévitablement penser à l'excellent Suburbia dont il reprend de nombreux éléments : le marché des tuiles, les points de victoire et les objectifs commun. On se retrouve donc rapidement en terrain connu, et les différences sont vite intégrées.
On perçoit au fil de l'avancement de notre château les erreurs commises dans le placement de nos tuiles. Avec l'expérience, ces derniers devraient être bien plus optimisés.
Mais la partie la plus délicate, reste de fixer les prix des tuiles. Celui qui fixe les prix est le dernier à acheter, et il reçoit les paiements des autres. C'est la partie la plus difficile à appréhender, qui dépend autant de la situation de jeu que de la volonté de nos adversaires à nous enrichir.
Au final, cette première partie nous a fait une très bonne impression et nous ne manquerons pas de revenir sur le jeu très vite, d'autant que la durée de partie est restée très raisonnable (~ 2h).


Verdict

Ted Alspach tente de nous refaire le coup de Suburbia, mais cette fois dans un château bavarois. Les grands principes restent les mêmes, on achète des tuiles avec lesquelles on construit petit à petit un château, au lieu d'aménager une ville. Les contraintes ne sont pas les mêmes par contre, mais on retrouve là encore un système permettant de marquer des points à de multiples niveaux lors de chaque ajout de tuile : la tuile elle-même, ses voisines, l'ensemble des tuiles de notre château.
Pourtant les 2 jeux et les sensations qu'ils procurent sont très différentes. Ici, la mise à prix des tuiles est totalement libre. Je craignais que cela ralentisse le jeu et le rende trop calculatoire, mais il n'en est rien. Cela permet surtout de renforcer l'interaction tout en gardant le contrôle sur celle-ci.
Par exemple, notre premier réflexe a souvent été de monter aux prix les plus élevés les tuiles qui nous paraissaient les plus intéressantes. Résultat, personne ne les achetait et nous ne gagnions pas d'argent, ou très peu. En les plaçant à un prix plus accessible, on répartit les gains, mais en plus on s'enrichit, ce qui nous donne un avantage pour la suite.
L'une des finesses du jeu vient de ce dosage à trouver pour la répartition des prix. Cela demande une bonne vision des points que chaque pièce peu rapporter, mais aussi un peu de psychologie.

Enfin, comme dans Suburbia, SDKL propose un côté ludique supplémentaire lié à la construction même de notre château. Et le placement des salles offre des possibilités beaucoup plus variées que celui des tuiles hexagonales de Suburbia. Chercher la solution optimale pour gagner le plus de points, profiter du bonus de complétion de la pièce tout en se gardant un maximum de possibilités pour la suite, et essayer de remplir du mieux possible nos objectifs et ceux communs. Voilà un défi des plus sympathiques, particulièrement original et qui rencontre toujours beaucoup de succès autour de notre table de jeu.
Ma seule réserve est qu'à moins de 4 joueurs, on retire des tuiles au hasard ce qui peut rendre certains objectifs moins lucratifs ou plus difficile à réaliser.





Interaction

Règles

Matériel


Original
Simple
La hasard à moins de 4 joueurs.