Riverboat

RIVERBOAT

Jeu de

Michael Kiesling

2 à 4 joueurs
à partir de 10 ans
90 mn
Edition  Mayfair Games  2017
 
Impact de la langue : non

bateau - récolte












DescriptionParties

Présentation du Jeu

Riverboat est proposé dans une boîte rectangulaire de format habituel pour les jeux Lookout (et donc par extension Mayfair, toutes leurs nouveautés étant en co-édition). Elle contient :

  • 1 plateau Nouvelle-Orléans,
  • 1 plateau de réserve de tuiles récolte,
  • 4 plateaux individuels d'exploitation,
  • 70 tuiles hexagonales simples de récolte,
  • 25 tuiles hexagonales doubles,
  • 15 tuiles hexagonales triples,
  • 3 cartes rappelant la distribution des tuiles récolte,
  • 8 granges,
  • 8 puits,
  • 25 pièces,
  • 45 tuiles Riverboat, 5 dans chacun des 9 types de bateaux,
  • 2 marqueurs de score par couleur de joueur (0/50 et 100/150),
  • 1 tuile de 1er joueur,
  • 56 pions ouvrier (blancs),
  • 28 surveillants (verts),
  • 17 cartes opportunité,
  • 5 grandes tuiles de phase,
  • 40 cartes culture,
  • 4 pions Maître du port

Les 2 plateaux sont installés au centre de la table. Celui de la Nouvelle-Orléans est bordé par les tuiles bateau et une première série de 4 cartes opportunité y est installée. Le plateau de récolte est quant à lui rempli par des tuiles récolte simples, doubles et triples, conformément aux empreintes qui y sont dessinées.
Chaque joueur reçoit un plateau, 13 ouvriers, 2 surveillants, 3 pièces et 1 pion Maître du port. Ce dernier est placé sur la case de départ correspondant au nombre de joueurs de la piste qui longe de bord supérieure du plateau individuel.


Déroulement d'une Partie

Le premier joueur choisit l'une des tuiles phase et passe les autres à son voisin de gauche qui fait de même, etc. Les tuiles tournent ainsi jusqu'à ce qu'elles aient toutes été distribuées. Les joueurs n'ont pas tous le même nombre de tuiles ! Ensuite, les phases sont jouées dans l'ordre, en commençant à chaque fois par le joueur qui a choisi la tuile correspondante. Il bénéficie d'un bonus spécifique à la phase, comme à Puerto Rico.

  1. Culture
    Les joueurs placent leurs ouvriers disponibles sur les terrains dont les couleurs sont révélées par les cartes culture piochées une par une.

  2. Plantation
    Des tuiles de récolte sont placées sous les positions des ouvriers ajoutés dans nos champs à la phase précédente. Les tuiles sont prises sur le plateau parmi celles encore disponibles. Les doubles et triples rapportent immédiatement des points de victoire lorsqu'elles sont ajoutées à nos champs.

  3. Récolte et expédition
    La nourriture est récoltée et expédiée. Pour cela les joueurs revendiquent des bateaux parmi ceux disponibles. Chaque bateau ne peut transporter qu'un seul type de nourriture à la fois et il doit être rempli. Les joueurs retirent les ouvriers sur les tuiles correspondant aux marchandises expédiées et les retournent dans leur réserve.
    Les bateaux sont accolés sur le haut du plateau individuel, en commençant par la gauche. Ils rapportent également différents bonus.

  4. Opportunité
    Chaque joueur choisit l'une des 4 cartes opportunité proposées et gagne immédiatement le bonus de la case correspondante.

  5. Décompte
    Seuls les éléments sur lesquels un joueur a placé de nouveaux surveillants sont décomptés (2 max par tour, 3 au dernier). Ceux sont les cartes opportunité, les puits et les granges.
    Chaque éléments ne pourra être décompté qu'une seule fois durant la partie.
    A cela s'ajoutent :
    • 1 point par surveillant déjà utilisé depuis le début de la partie,
    • 1 point par ouvrier à la Nouvelle-Orléans.

Après 4 manches, la partie s'achève et des points supplémentaires sont attribués pour :

  • Les zones d'une même couleur complètement recouvertes dans notre domaine.
  • Les pièces de monnaie.
  • Les surveillants, granges et puits qui n'ont pas été scorés.
  • Les joueurs les plus présents à la Nouvelle-Orléans.
  • Les bateaux. Le joueur dont la maître de port est le plus avancé sur sa piste marque la valeur de ses bateaux jusqu'à celui se trouvant en face du maître du port. Les autres ne marquent que la moitié de leurs points.
Le joueur cumulant le plus de points l'emporte.

Parties jouées : 4
Parties commentées : 4

18/11/2017 - 1 partie
Une nouvelle partie à 4 joueurs dont 2 qui découvraient le jeu.
Comme nous pouvions nous y attendre à 4 joueurs le jeu est encore plus tendu et l'argent devient primordial. L'offre en tuiles de nourriture s'épuise vite, certaines valeurs de bateaux viennent à manquer rapidement et le choix des cartes opportunité devient encore plus critique (4 cartes pour 4 joueurs, le dernier n'a donc plus de choix, à moins de payer).
Pour autant les fondamentaux du jeu restent, et son fonctionnement général est toujours aussi bon. On a d'ailleurs tous beaucoup aimé cette partie qui s'est une nouvelle fois jouée à très peu de chose, à tel point que les 2 premiers ont terminé ex-aequo.

12/11/2017 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs.
Je constate rapidement la volonté de mes adversaires de bien se positionner à la Nouvelle-Orléans. En conséquence, je décide de les laisser se battre sur ce terrain, économisant ainsi mes ouvriers pour les placer sur les tuiles. Je me focalise alors sur les cartes opportunités, tout en essayant de ne pas trop être distancé sur la progression du maître du port... au cas où.
La partie aura été particulièrement tendue jusque dans les derniers instants, chacun essayant d'assurer ses points sur l'une des 3 principales façons de marquer, tout en limitant les pertes sur les 2 autres.
Je parviens à scorer 7 fois sur l'ensemble de la partie (sur 9 max possibles) : 4 cartes et 3 baraques plutôt bien exploitées. Mes adversaires ne scorent que 4 et 5 fois, ce qui me permet de compenser les pertes sur la Nouvelle-Orléans et les bateaux, où mon maître du port sera finalement distancé.
Au final je l'emporte avec 150 points dont une dizaine d'avance sur le second et 17 sur le 3e.


11/11/2017 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs dont 1 qui découvrait le jeu.
Voyant rapidement que j'ai du retard sur la progression du maître du port, je décide de le laisser de côté et me focalise sur d'autres façons de marquer des points. Malheureusement je me bats pour la majorité à la Nouvelle-Orléans ce qui me handicape rapidement sur le nombre d'ouvriers disponibles. En parallèle, je ne collecte pas assez de surveillants pour marquer suffisamment de points et je finirais distancé d'une quinzaine de points.
L'impression est toujours bonne, mais il nous reste encore à approfondir les différentes façons de marquer. Nous pouvons clairement mieux optimiser nos jeux, même si cette fois encore le gagnant approche les 150 points.

05/11/2017 - 1 partie
Une partie de découverte à 3 joueurs.
Le jeu est assez rapide à expliquer et à prendre en main grâce à une iconographie impeccable qui nous permet de ne jamais être perdu dans les différentes phases. Les tours s'enchaînent de façon très fluide, sans avoir besoin de revenir à la règle. On est dans du jeu allemand, mais le thème correspond bien à la logique d'ensemble, à part peut-être pour les décomptes, plus abstraits.
Tout au long de la partie, j'ai tenté de me battre sur 2 terrains à la fois : avancer mon maître du port et être majoritaire à la Nouvelle-Orléans. Au dernier tour j'ai préféré assurer mes points de transport de marchandises (27, donc 13 à perdre si je n'étais pas 1er), au risque de perdre 10 points à la Nouvelle-Orléans, ce qui est finalement arrivé. Je l'emporte tout de même, de peu (6 pts, sur 150...).


Verdict

Michael Kiesling est très productif cette année, avec 4 nouveautés à son nom au dernier salon d'Essen (Azul, Riverboat, Reworld, Heaven + Ale). Et la qualité semble être au rendez-vous, à l'image de ce Riverboat.
C'est un jeu allemand d'abord assez traditionnel puisque basé sur la frustration. On voudrait être partout mais c'est impossible. Il faut faire des choix, savoir sacrifier des éléments pour mieux en assurer d'autres.

Il y a 4 axes principaux pour gagner des points de victoire : les bateaux au port, les ouvriers à la Nouvelle-Orléans, les cartes opportunité et les tuiles récolte au travers des granges et des puits. S'il est assez facile d'organiser nos tuiles pour exploiter efficacement un puits ou une grange, la concurrence est beaucoup plus rude pour le port et la Nouvelle-Orléans où l'ordre d'arrivée va déterminer nos points. Quant au choix des cartes opportunité, il est toujours cornélien, partagé entre le gain potentiel de la carte et le bonus de la case sur laquelle elle est proposée. Cela conduit à une interaction très forte où tout le monde se surveille et agit autant pour ses intérêts que contre ceux des autres.

Mais la principale originalité de Riverboat se situe au niveau de son système de décomptes. Vous aurez beau optimiser le positionnement de vos tuiles récolte, placer des puits, des granges et prendre des cartes d'opportunité qui correspondent parfaitement à votre développement, sans surveillants pour les activer ils ne rapporteront rien. Et attention car même en possédant des surveillants, seuls 2 éléments peuvent être décomptés à chaque manche (3 à la dernière), et chaque élément ne pourra être compté qu'une seule fois dans la partie. La gestion de ces pions est donc l'une des clés de la victoire.

Au final Riverboat est donc une bonne surprise, il ne révolutionne pas le genre, mais se révèle bien plus original et prenant que ce qu'il laisse paraître. Par contre, sur le long terme le renouvellement reste un peu limité.


Un jeu d'optimisation très réussi.



Interaction

Règles

Matériel


Les décomptes à activer
Fluidité
Interaction
Renouvellement limité