Santa Maria

SANTA MARIA

Jeu de

Eilif Svensson
Kristian A. Østby

1 à 4 joueurs
à partir de 12 ans
45 à 90 mn
Edition  Pixie Games  2018
 
Impact de la langue : non

bateau - colons - dés










DescriptionParties

Présentation du Jeu

Santa Maria est proposé dans une boîte carrée de format classique. Elle contient :

  • Un petit plateau de jeu sur lequel sont représentés les pistes de religion et de conquistadors, un récapitulatif des actions et des points attribués des camps de missionnaires et une place du marché. On y trouve également des repères pour le placement des Navires, des dés, des tuiles évêques et savants tout autour du plateau.
  • 4 tuiles Navire de départ,
  • 30 tuiles Navire standard (un côté Navire, l'autre avec le prix d'achat et les points de victoire rapportés en fin de partie),
  • 12 dés blancs,
  • 12 dés bleus,
  • 10 tuiles savant,
  • 6 tuiles évêque,
  • 15 tuiles doubles de développement,
  • 15 tuiles triples de développement,
  • 3 tuiles route,
  • 4 tuiles mairie,
  • Des pions ressource, en bois :
    • 12 bois,
    • 12 blés,
    • 12 sucres,
    • 12 gemmes,
    • 12 or,
  • 50 pièces de valeurs 1 et 3,
  • 72 jetons de bonheur de valeurs 1, 3, 10, 30 et 100, utilisés comme points de victoire.

Le plateau principal est installé au centre de la table, les joueurs y placent chacun leur marqueur sur les cases de départ des pistes de conquistador et de religion. Le dernier marqueur est placé sur la place du marché.
Les 4 tuiles bateau de départ sont disposées aléatoirement en face des 4 emplacements figurant sur la gauche du plateau. On tire au sort 3 tuiles savant, ainsi que 3 tuiles évêques, qui sont toutes placées au-dessus du plateau.
5 tuiles de paysage double, et 5 tuiles triples sont révélées.

Chaque joueur prend un plateau individuel et de 3 à 6 pièces de monnaie. Enfin, on utilise 3 dés blancs et 3 dés bleus par joueur.


Déroulement d'une Partie

Une partie de Santa Maria se joue en 3 années comportant chacune un nombre de tours indéterminé.
Au début de chaque année les dés sont relancés. Les dés blancs constituent un pool, disponible pour l'ensemble des joueurs, alors que les dés bleus sont privés (sauf avec la variante réserve commune justement)..

A son tour un joueur doit effectuer 1 action ou passer. Les actions possibles :
  • Acheter une tuile de paysage double pour 2 bois,

  • Acheter une tuile de paysage triple pour 2 bois et 1 blé,

  • Activer 1 bâtiment libre (sans dés ni pièce). Le 1er bâtiment activé coûte 1, le second 2, etc... les pièces sont placées sur le bâtiment et seront défaussée à la fin de l'année.

  • Activer une rangée ou colonne, en utilisant 1 dé. Les bâtiments libres sont tous activée de haut en bas (colonne), ou de gauche à droite (rangée). Le dé est laissé en place, sur le dernier bâtiment activé (qui ne pourra donc plus l'être durant cette année).
Chaque joueur peut utiliser 3 dés blancs et 1 dés bleu par année. A mesure de leur avancement sur la piste de religion, les joueurs gagneront jusqu'à 2 dés bleus supplémentaires. Les dés blancs sont utilisés pour activer les colonnes alors que les dés bleus sont réservés aux rangées.

Les bâtiments permettent de gagner des ressources, d'en échanger, de gagner de l'argent, d'avancer sur la piste de religion, sur celle des conquistadors, ou encore d'acquérir l'un des 4 navires disponibles à gauche du plateau.
L'avancement sur les pistes permet de gagner des bonus : de l'or pour les conquistadors, et des moines pour la religion. Les moines sont utilisés pour profiter du pouvoir des savants tout au long de la partie, pour gagner immédiatement des ressources dans les camps de missionnaires, ou encore pour prendre une option sur les bonus des évêques, dont il faudra remplir les conditions d'obtention d'ici la fin de la partie.

Lorsqu'un joueur décide de se retirer de l'année en cours, il passe et déplace son marqueur qui était au marché sur l'une des actions de Retraite. Il réalise alors une ultime action (gagner 2 pièces, 1 action religion, 1 action conquistador, 1 action Navire, placer 1 tuile route), dont le choix détermine sa place dans l'ordre du tour pour la prochaine année.

Fin d'année et fin de partie
Lorsque tous les joueurs ont passé, l'année prend fin. Ceux qui sont les plus avancés sur la piste des conquistadors gagnent des points de bonheur, puis les marqueurs sont remis à zéro. Les pièces et dés sont retirés des bâtiments, les dés sont relancés et les tuiles de paysage disponibles à l'achat sont remplacées pour commencer une nouvelle année.
A l'issue de la 3e année, on procède à de nouveaux décomptes, chacun rapportant des points de bonheur pour :

  • les ressources,
  • l'argent,
  • les colons présents dans les colonnes et lignes complètes,
  • les tuiles évêques sur lesquels on possède un moine, si les conditions sont remplies,
  • le port (sur le côté de notre plateau individuel),
  • les bateaux.
Le joueur totalisant le plus grand nombre de points de bonheur l'emporte.

Parties jouées : 4
Parties commentées : 3

17/03/2018 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs.
Une fois de plus, je focalise sur les bateaux, mais en équilibrant mes 4 rangées pour changer, pendant que madame remplit son plateau avec de nouvelles tuiles paysage. Notre partenaire du jour choisit quant à lui une stratégie intermédiaire.
Une nouvelle fois nous terminerons tous dans un mouchoir de poche, comme quoi toutes les stratégies semblent à peu près viables. C'est véritablement l'optimisation de l'utilisation des dés qui fait la différence.

04/03/2018 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs dont 1 qui découvrait le jeu.
À 3 la concurrence est plus importante pour les éléments dont les quantités sont figées quel que soit le nombre de joueurs : tuiles territoire, savants et évêques. Pour les bateaux l'impact est plus modéré, puisqu'ils sont remplacés au fur et à mesure.
Il y a par contre plus de dés, donc plus de choix pour développer notre jeu. C'est un avantage pour parvenir à une meilleur optimisation, mais du coup ça allonge un peu le temps de réflexion et donc la partie qui aura durée un peu plus de 90mn.
Mon impression est tout de même plutôt bonne, le jeu est agréable, mais je ne suis pas non plus vraiment conquis.

03/03/2018 - 1 partie
Une partie de découverte à 2 joueurs.
La thématique est totalement plaquée et le jeu mécanique, mais il propose un mécanisme de gestion des dés assez original. Il est clairement inspiré de celui de Doodle City dans lesquels les dés "décident" des lignes ou colonne dans lesquelles on doit jouer. Ici les dés blanc imposent une colonne et les bleus une rangée. Dans un cas comme dans l'autre, ils nous permettent d'activer tous les lieux vides (sans pièce ni dé) présents dans cette colonne ou rangée.
Le principe est original et comme on construit notre domaine petit à petit en achetant des tuiles, on construit aussi notre jeu pour les prochains tours.
Le reste est très classique, on avance sur des pistes, on gagne des bonus, on achète des bateaux, on prend des options sur des bonus de fin de partie dépendant de notre jeu. Bref, de l'optimisation assez classique, dans un jeu de dés assez rapide, mais moins tendu et profond que Rajas of the Ganges.


Verdict

Santa Maria c'est un peu Doodle City sur un plateau. On y retrouve le principe d'activation des lignes et colonnes, sauf qu'au lieu de dessiner des liaisons, on active avec nos dés, des bâtiments qui s'y trouvent. L'adaptation est plutôt réussie, et la contrainte nous imposant de laisser le dé sur le dernier bâtiment activé bienvenue. Elle nous oblige à organiser l'enchaînement de nos actions pour exploiter au mieux les bâtiments qui nous intéressent le plus.

Pour le reste par contre, on avance sur des pistes, on gagne des bonus lorsqu'on passe certaines cases, on achète des navires qui nous rapporteront des points de victoire, on prend des options sur des décomptes de fin de partie. Rien de bien nouveau, ni d'original, et l'ensemble est implémenté de façon minimaliste. En particulier, les tuiles savant et évêques n'apportent pas assez de renouvellement ni de profondeur. Leurs effets et bonus sont parfois intéressants, mais restent anecdotiques par rapport à notre développement global.

Santa Maria me laisse donc une impression un peu mitigée. Le jeu est assez agréable et utilise les dés de façon intéressante, mais on en ressent un peu trop vite les limites. Et quitte à lancer des dés, Rajas of the Ganges qui est sorti en même temps, m'a beaucoup plus convaincu.


Quand le "roll & write" devient jeu de plateau.



Interaction

Règles

Matériel


Facile d'accèsEsthétique discutable
Répétitif
Les tuiles savant et évêque
Manque de renouvellement