Orléans

ORLÉANS

Jeu de

Reiner Stockhausen

2 à 4 joueurs
à partir de 12 ans
90 mn
Edition  dlp games  2014
  
Impact de la langue : non

bag-building - gestion














DescriptionParties

Présentation du Jeu

Orléans est proposé dans une boîte rectangulaire de format habituel (Caylus, Wikinger). Elle contient :

  • Un plateau de jeu plié en 4, représentant sur une moitié Orléans et sa région, et sur l'autre des pistes spécifiques à chacun des types de personnages, appelés disciples dans ce jeu;
  • Un plateau d'actions bénéfiques;
  • 4 plateaux individuels;
  • 4 sacs en toile;
  • 4 pions marchand;
  • 40 postes de commerce (10 par couleur);
  • 28 cubes en bois (7 par couleur);
  • 104 jetons de disciples, de 7 types : moine, fermier, artisan, commerçant, batelier, chevalier, savant;
  • 90 tuiles marchandises : céréales, fromage, vin, laine, brocard;
  • 16 jetons de technologie;
  • 14 jetons citoyen;
  • 47 pièces de monnaie, de valeur 1, 5 et 10;
  • 20 tuiles de lieu;
  • 18 tuiles sablier (événement);
  • 1 jeton premier joueur.

A l'exception d'une des tuiles Pélerinage utilisée systématiquement au 1er tour, les tuiles sablier sont mélangées et disposées sur une pile faces cachées.
Chaque joueur reçoit son plateau, un sac en tissu, 5 pièces et l'ensemble des éléments de sa couleur : postes de commerce, jetons disciples, pion marchand, marqueurs. Les marchands sont placés à Orléans et les marqueurs sur chacune des différentes échelles sur plateau principal. Les 4 jetons disciple vont dans le sac en tissu.
Les jetons disciples restants sont triés par type et disposés sur le plateau principal, en face de l'échelle correspondante. Les jetons technologie sont regroupés à côté.
Les tuiles marchandises sont mélangées et une partie d'entre elles sont placées aléatoirement, face visible, sur différents chemins dessinés sur la carte. Les autres sont triées par type et disposées sur les emplacements prévus sur le plateau.
Enfin, les tuiles lieu sont regroupées selon leur verso (I ou II), et 13 des 14 tuiles citoyen sont disposées sur le plateau principal et sur celui des actions bénéfiques. Le dernier est mis de côté et sera attribué en fin de partie.


Déroulement d'une Partie

Une partie se joue en 18 tours composés chacun de 7 phases :

  1. Sablier
    On révèle le prochain événement.

  2. Recensement
    Le joueur le plus avancé sur la piste des fermiers reçoit une pièce. Le moins avancé en paye une.

  3. Disciples
    Chaque joueur pioche autant de jetons disciples qu'indiqué par sa position sur l'échelle de chevalier (4 en début de partie).

  4. Organisation
    Les joueurs placent les jetons disciples qu'ils ont pioché sur les lieux de leur plateau individuel et des tuiles acquises en cours de partie, afin de les activer. La plupart de ces lieux demandent plusieurs jetons pour être activés.

  5. Actions
    Dans l'ordre du tour, chaque joueur réalise l'action d'un des lieux qu'il a préalablement activé. Plusieurs tours de table sont effectués jusqu'à ce que plus personne ne puisse ou ne souhaite réaliser d'action.
    Les jetons utilisés sont remis dans le sac au fur et à mesure.

  6. Evénement
    L'événement révélé en début de tour est appliqué.

  7. Changement de premier joueur
    La tuile premier joueur est passée au joueur suivant en sens horaire.
A l'issue des 18 tours, des points de victoire sont attribués pour les marchandises et l'argent en notre possession, ainsi que pour les postes de commerce, les citoyens et notre avancement sur la piste de développement.
Le joueur ayant le total le plus élevé l'emporte.

Les actions
Les différents lieux de notre plateau permettent de gagner de nouveaux jetons disciples et d'avancer sur les pistes correspondantes, de déplacer le marchand sur la carte et gagner ainsi des marchandises ou encore de construire des postes de commerce en parcourant les routes et rivières de la région.
Enfin L'hotel de ville permet de placer des disciples sur le plateau des actions bénéfiques. Chaque jeton qui y est placé rapporte de l'argent ou permet d'avancer sur l'échelle de développement. Et s'il est le dernier d'une série, il rapporte en plus un jeton citoyen.
Les lieux additionnels permettent de réaliser autrement certaines actions de base ou en offrent de nouvelles.

Parties jouées : 4
Parties commentées : 4

19/12/2014 - 1 partie
Une nouvelle partie à 4 joueurs, dont 2 qui découvraient le jeu.
Le premier contact avec le jeu laisse toujours un peu septique, le thème étant totalement absent, et le matériel assez quelconque, et puis après 2 ou 3 tours, tout le monde est entré dans la partie qui est un franc succès.
Encore une fois, c'est le côté jeu en simultanné qui a beaucoup plu, limitant les temps d'attentes pendant qu'un joueur réfléchi à sa stratégie. Pour un jeu de gestion de ce niveau, c'est un vrai plus, qui permet de ne pas faire exploser la durée de la partie.

13/12/2014 - 1 partie
Une nouvelle partie à 4 joueurs, dont 2 qui découvraient le jeu.
Nous continuons de faire découvrir Orléans à tous nos partenaires de jeu et à chaque fois c'est un succès. Tout le monde salut sa fluidité et sa relative simplicité. Pas de surenchères mécaniques, ni des dizaines de façons complexes de marquer des points. Et cela n'handicape en rien la richesse du jeu.
Cetains multiplent les achats de lieux alors que d'autres préfèrent construire à tout va sur la carte. Les possibilités sont nombreuses et garantissent une belle durée de vie à Orléans.

06/12/2014 - 1 partie
Une nouvelle partie à 4 joueurs dont 2 qui découvraient le jeu.
Cette nouvelle partie a confirmé tout le bien que nous pensions sur Orléans. Le jeu est très allemand dans son principe et son absence de thème, mais il est aussi très allemand par ses qualités : simplicité (relative), choix nombreux, limpidité des règles et du tour de jeu. Il y a même une réelle intéraction entre les joueurs, même si elle reste basée sur de la concurrence pour les différentes emplacements et l'avancement sur les pistes.
Quoiqu'il en soit, c'est pour l'instant la nouveauté d'Essen qui nous a fait la meilleure impression.

29/11/2014 - 1 partie
Une partie de découverte à 3 joueurs.
Je n'ai pas été épargné par les soucis liés au contenu des boîtes d'Orléans, même si cela ne nous a pas empéché de jouer. Il me manque les maisons du joueur bleu et j'ai un jeton disciple du joueur vert qui été abîmé. Heureusement que nous n'étions que 3 pour cette partie, sans quoi nous n'aurions pas pu y jouer.
Si le jeu ne paraît pas évident à la lecture des règles, la description des lieux, bâtiments et événements venant alourdir l'ensemble, il devient vraiment limpide après quelques tours. On retrouve le plaisir des fameux jeux de gestion allemands, sans surenchère mécanique, mais avec beaucoup de choix et d'optimisation. Certes esthétiquement il est un peu austère, mais il est clairement parmi les meilleurs jeux que nous avons testé ces derniers mois.
Comme quoi il serait bien prématuré d'enterrer les jeux allemands.


Verdict

Orléans serait sans doute passé inaperçu sans le classement Fairplay du salon d'Essen 2014. Il l'a dominé durant plusieurs jours, pour finalement se faire devancer de justesse par Aquasphère de Stefan Feld. Il faut dire que le jeu ne paie pas de mine, sans graphismes tape à l'oeil ni matériel exubérant. Et surtout sans communication démesurée de la part de ce petit éditeur allemand, qui n'est autre que l'auteur lui-même...

Pourtant Orélans est tout aussi novateur qu'Hyperborea par exemple, puisqu'il se base lui-aussi sur un mécanisme de bag-building, et contrairement à ce dernier, il ne souffre d'aucune ambiguïté ou imprecision de règle.
Il est même un peu plus simple d'accès, malgré un thème plus abstrait... Et oui c'est un jeu allemand typique, qui se focalise donc sur la partie gestion. Rien à voir au final avec Hyperborea qui lorgne plutôt du côté du jeu de figurines.

Quelques rapides calculs de rentabilité des actions démontrent que l'ensemble est bien équilibrées, ce qui nous laisse un large choix d'orientation de notre jeu. Certains préfèreront se concentrer sur la carte et la collecte des marchandises, d'autres sur celle de l'argent, ou encore l'acquisition et l'exploitation de nouveaux lieux.
Ca ne change pas fondamentalement la façon de jouer, l'essentiel étant d'optimiser l'utilisation de nos disciples. C'est donc bien le "bag-building" qui est au centre de notre stratégie, avec des problématiques similaires à celles du "deck-building" pour ne pas perdre en efficacité au fil de la partie.
Alors même si comme pour les jeux de deck-building, on peut avoir tendance à rejouer de la même façon, l'ordre aléatoire des événements et l'interaction plus importante, même si elle reste très modérée, permettent de limiter cette dérive et de garantir un assez bon renouvellement des parties.


Un premier jeu allemand de bag-building plutôt convainquant.



Interaction

Règles

Matériel


Relativement simple.
Clarté de la mécanique.
Thème absent.
Esthétique discutable.
Les jetons disciple s'abiment un peu vite à force d'être manipulés.