The Princes of Florence

THE PRINCES OF FLORENCE

Jeu de

Richard Ulrich
Wolfgang Kramer

3 à 5 joueurs
à partir de 12 ans
75 à 100 mn
Edition  Rio Grande  2000
 
Impact de la langue : peu

bâtiments - construction - renaissance














DescriptionParties

Présentation du Jeu

Vous êtes à la tête d'une riche famille de la renaissance italienne et votre seule préoccupation est votre prestige. Or à cette époque la création, qu'elle soit artistique, scientifique ou littéraire est à l'honneur.
Vous prenez donc sous votre aile quelques personnes talentueuses, et faites en sorte de leur offrir un environnement de travail agréable. Plus cet environnement leur conviendra, plus ils créeront des oeuvres remarquables, et plus votre renommée sera élevée.


La boîte de jeu est particulièrement bien remplie.
  • 5 plateaux individuels sur lesquels prendront place la plupart des éléments du jeu. Ils font également office d'aide de jeu très complètes.
  • Une échelle de prestige, qui correspond en fait au tableau des scores.
  • 30 jetons bâtiments et 18 paysages.
  • 6 pions artisans
  • 7 pions saltimbanques.
  • 12 jetons libertés.
  • 60 cartes : 21 de profession, 14 de prestige, 5 de recrutement et 20 de bonus.
  • 6 pions, 5 marqueurs de scores et un indicateur de tour.
  • 6 autre pions, 5 + 1 indicateur de premier joueur
  • Des pièces de 100, 500 et 1000 florins.
Les joueurs reçoivent chacun 1 plateau, 1 pion et 4 cartes professions. Parmi les 4 cartes profession, ils en choisissent 3 qu'ils conservent, et en remettent 1 dans la pile.

Déroulement d'une Partie

Chaque tour de jeu est composée de 2 phases, une phase d'enchère, puis une phase d'action.

Phase d'enchère :
Les forêts, étangs, parcs, artisans, saltimbanques, cartes prestiges et cartes recrutement sont les enjeux de cette phase à laquelle tous les joueurs prennent part ensemble.
Le premier joueur, désigne un objet pour lequel il souhaite démarrer les enchères. Les autres joueurs peuvent enchérir ou passer. Lorsque tous les joueurs ont passé, sauf 1 , ce dernier gagne l'objet correspondant.
Un nouvel objet est désigné pour l'enchère suivante. Le gagnant de la précédente ne peut pas participer. Il y aura autant d'enchères que de joueurs autour de la table, de façon à ce que chacun puisse acheter un objet. Cependant un type d'objet ne peut être mis aux enchères qu'un seule fois par tour.

L'intérêt des forêts, des étangs, des parcs et des saltimbanques est d'augmenter la valeur artistique des oeuvres qui seront créées par la suite. Celui des artisans, est de diminuer le coup de construction des bâtiments et de permettre que 2 bâtiments construit dans le domaine se touchent, alors que c'est initialement interdit.
Les cartes prestiges sont quant à elles des contrats, qui, s'ils sont remplis à l'issue de la partie, rapporteront des points supplémentaires de prestige au joueur. Alors que les cartes de recrutement, permettent, comme leur nom l'indique de recruter un personnage ayant déjà été utilisé par un adversaire (un personnage qui a déjà créé une oeuvre), à n'importe quel moment de la partie.

Enfin, lorsqu'un joueur construit un bâtiment, place une 2ème forêt, un 2ème étang, ou un 2ème parc, il gagne immédiatement 3 points de prestige.

Phase d'action :
Chacun leur tour, les joueurs vont pouvoir réaliser 2 actions parmi 5 :
  • Créer une oeuvre.
  • Construire un bâtiment.
  • Acheter une carte profession.
  • Acheter une carte bonus.
  • Instituer une liberté.
Réaliser une oeuvre correspond à jouer devant soi, une carte profession. Il faut pour cela que la valeur artistique de l'oeuvre soit supérieure à une valeur minimale indiquée sur le tableau des scores. Cette valeur minimale nécessaire augmente à chaque tour.
Chaque professionnel a en effet ses préférences concernant son environnement de travail : un type de bâtiment, un type de paysage et un type de liberté. Toute préférence satisfaite rapporte des points de valeur artistique, auxquels s'ajoutent des points supplémentaires pour chaque saltimbanque et chaque carte profession. Il est également possible de gagner encore quelques points en jouant une carte bonus.
Le total des points de valeur artistique est multiplié par 100 et rapporte le nombre correspondant de florins au joueur. Il peut alors choisir de dépenser l'argent qu'il vient de recevoir (totalement ou partiellement) pour acheter des points de prestige, ou de le conserver pour les prochaines enchères.

Mis à part la création d'une oeuvre, qui rapporte de l'argent, toutes les autres actions sont payantes.

A la fin du tour, on compare la valeur de toutes les oeuvres réalisées pendant le tour. Le joueur qui a réalisé l'oeuvre ayant la plus grande valeur gagne 3 points de prestiges supplémentaires.

A l'issue de 7 tours de jeu, les joueurs ayant des cartes prestiges les révèlent et s'ils remplissent les conditions demandées avancent leurs marqueurs de prestige du nombre de points indiqué.
Le joueur le plus avancé sur l'échelle de prestige est alors déclaré vainqueur.

Parties jouées : 6
Parties commentées : 3

07/01/2018 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs.
Un peu déçu par nos parties des semaines précédentes, nous décidons de nous relancer dans le jeu mais en l'abordant cette fois de façon beaucoup plus compétitive. Les sensations de jeu seront totalement différentes avec une tension beaucoup plus présente et des enchères bien plus élevées.
Nous optimisons beaucoup plus notre jeu et finirons d'ailleurs avec des scores plus élevés que lors de nos parties précédentes. Comme quoi les Princes de Florence est un jeu dans lequel il faut se donner pleinement pour l'apprécier à sa juste valeur.

01/01/2018 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs.
La configuration n'est pas l'idéale, la concurrence pour les enchères est trop faible. Mais nous ne jouons pas de façon assez "agressive" et du coup cette partie manquera un peu de saveur. On est assez loin du souvenir que j'avais du jeu, mais je pense que c'est du essentiellement à notre façon de jouer. Il faut y revenir et se montrer bien plus entreprenant afin de bien mieux optimiser notre jeu sur l'ensemble de la partie au lieu de jouer un peu trop au tour par tour. Les Princes de Florence n'est pas qu'un jeu d'optimisation. Il est important d'avoir une stratégie sur le long terme pour parvenir à maximiser ses points. Et c'est tout le contraire de ce que nous avons fait jusqu'ici...

27/12/2017 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs.
Nous continuons avec les anciens jeux, avec le numéro 4 de la collection Alea. Une relecture rapide de la règle et c'est parti. Le jeu est assez simple d'accès, mais on sent bien qu'il nous faudrait enchaîner plusieurs parties pour le maîtriser. On se demande s'il vaut mieux réaliser systématiquement des oeuvres ou optimiser notre domaine et nos cartes pour en réaliser moins mais de plus grande valeur.
Du coup la partie me laisse un peu insatisfait par rapport au souvenir que j'en avais. Il faudra y revenir plus souvent pour lever ce doute.


Verdict

Impressionnant ! C'est vraiment le mot qui vient à l'esprit après une partie des "Princes de Florence".
Impressionnant dans ses mécanismes qui collent parfaitement bien au thème, et sa réalisation. Impressionnant dans l'enchaînement naturel des phases de jeu, alors qu'à la lecture des règles, le jeu peut sembler complexe, voir obscure. Enfin impressionnant par sa richesse et son équilibre.

Dois-je construire et empocher des points de prestige immédiatement, créer une oeuvre pour gagner de l'argent et/ou des points de prestige, acheter des cartes ou des libertés qui permettront d'augmenter la valeur des oeuvres créées ou d'obtenir des bonus en fin de partie ?
Vaut-il mieux enchérir beaucoup pour avoir l'objet que je veux ou se rabattre sur un autre pour une bouchée de pain ?
Vaut-il mieux créer une oeuvre rapportant peu ou attendre un peu, et essayer de faire en sorte qu'elle rapporte plus lors d'un tour prochain ? etc...

Chaque action de jeu est synonyme de choix, parfois difficiles, mais qui n'en deviennent jamais pour autant rébarbatifs, même si on finit souvent la partie un peu frustré de ne pas avoir pu faire plus de choses.

2 actions par tour c'est peu, et la création d'une oeuvre étant essentielle cela laisse peu de place aux expérimentations hasardeuses.

Les Princes de Florence est donc un jeu où il est essentiel de bien réfléchir avant d'agir, pour optimiser ses coups. Cet aspect le rend un peu moins fun que Puerto Rico, dans lequel on effectuera beaucoup plus d'actions au cours d'une partie, et où l'on bénéficiera d'interactions plus nettes entre les joueurs.
Il fera donc un peu moins l'unanimité que ce dernier, mais on reste tout de même dans du jeu de très grande qualité.

Deux grands auteurs et un excellent thème
pour un grand jeu de stratégie.



Interaction

Règles

Matériel


Thème
Originalité
Richesse
Equilibre
Moins "fun" que Puerto Rico