Orongo

ORONGO

Jeu de

Reiner Knizia

2 à 4 joueurs
à partir de 10 ans
30 à 45 mn
Edition  Ravensburger  2014
   
Impact de la langue : non

enchères - placement










DescriptionParties

Présentation du Jeu

Orongo est proposé dans une boîte carrée de format habituel. Elle contient le matériel suivant :

  • Un plateau de jeu plié en 4 représentant une île découpée en 110 hexagones :
    • 60 comportent un dessin spécifique avec un numéro;
    • 50 représentent des palmiers;
  • 60 tuiles hexagonales chacune portant un dessin et un numéro correspondant à un emplacement sur le plateau;
  • 21 figurines de Moai;
  • 160 jetons translucides (40 par couleur)
  • 48 coquillages;
  • 4 paravents à monter, en 3 morceaux.

Chaque joueur prend 1 paravent et les pièces de sa couleur, 5 Moai et de 12, 16 ou 24 coquillages, selon le nombre de participants.


Déroulement d'une Partie

Chaque tour de jeu est composé de 3 phases :

  1. Ajout de nouvelles tuiles sur le plateau
  2. Le 1er joueur pioche de 3 à 6 tuiles, selon le nombre de joueurs et le tour de jeu.

  3. Enchères à poing fermé
  4. Tous les joueurs misent en coquillages pour placer de nouveaux pions sur le plateau. L'ordre de placement est déterminé par la mise effectuée, mais seul le vainqueur paye son enchère. Les coquillages qu'il a misé sont placés sur le récif, en bas à droite du plateau.

  5. Placement de nouveaux pions sur le plateau
  6. Dans l'ordre défini par les enchères, les joueurs vont ajouter de nouveaux pions sur le plateau. Le gagnant des enchères en place 3, le second 2 et les autres joueurs ayant misés, 1.
    Si un joueur n'a misé aucun coquillage il prend tout ceux qui se trouvent sur le récif, mais ne place pas de jeton de sa couleur sur l'île à ce tour.

Placement des jetons
Les jetons peuvent être placés sur n'importe quelle case comportant une tuile hexagonale, ou sur une tuile palmier voisine d'un de nos jetons.
Lorsqu'un groupe de jetons contingüe appartenant à un même joueur recouvre des tuiles hexagonales comportant certains dessins et une case palmier du rivage, il doit alors y construire un Moai. Il doit également placer un coquillage sur chaque tuile hexagonale ayant permis cette construction, afin de ne pas les réutiliser pour la construction d'autres Moai.
Pour gagner un joueur doit être le premier à avoir construit tous ses Moai, puis celui de cérémonie.

Parties jouées : 3
Parties commentées : 3

13/12/2014 - 2 parties
2 nouvelles parties à 4 joueurs dont 2 qui découvraient le jeu.
Si nous avons tous apprécié le principe du jeu, le poid du hasard nous a semblé parfois trop important.
Il est présent à la fois lors du tirage des tuiles, et dans les enchères pour départager les égalités. Inévitablement nous avons tous à un moment du jeu besoin de refaire notre réserve de coquillages et parfois cela tombe, plus ou moins bien...
De plus en fin de partie à 4 joueurs, il y a beaucoup de coquillages sur le plateau, et donc de moins en moins en jeu pour les enchères. Cela durcit considérablement la fin du jeu et rend le hasard plus important sur l'issue de la partie.
Enfin le matériel de jeu est à revoir. On a du mal à repérer les tuiles ajoutées sur le plateau. Il aurait mieux valu utiliser des couleurs moins vive sur le plateau que sur les tuiles.
Quant aux coquillages, très jolis certes, ils ont une facheuses tendance à rouler sur la plateau...

22/11/2014 - 1 partie
Une partie de découverte à 3 joueurs.
Knizia revient chaque année avec un nouveau jeu familial au matériel original. Cette année c'est Orongo, édité par Ravensburger. Le principe est simple, enchérir pour placer ses jetons sur le plateau. Lorsqu'un groupe de jetons recouvre certaines tuiles il devient possible de construire un Moai.
Comme toujours avec Knizia, cette simplicité cache quelques subtilités bienvenues qui rendent le jeu vraiment agréable.


Verdict

Reiner Knizia a été l'un des maîtres du jeu de société allemand à la fin du siècle dernier, mais depuis il faut bien reconnaître que la qualité moyenne de ses jeux n'est plus tout à fait la même.
Pourtant l'auteur d'Euphrat & Tigris a souvent de bonnes idées de mécanismes et un savoir-faire unique pour créer des jeux d'une redoutable efficacité. Qin et Indigo en sont les dernières preuves.

Dans Orongo il revient à son mécanisme de prédilection, les enchères. Elles sont ici à poing fermé, mais présentent l'originalité de permettre de ne rien miser pour se refaire.
Le reste est assez aléatoire, et il vaut mieux ne pas se retrouver à cours de coquillages lors d'un tirage qui pourrait nous permettre de placer 2 ou 3 Moai d'un coup...
D'ailleurs le nombre de coquillages nous a paru vraiment trop faible pour les parties à 4 joueurs. Avec ceux laissés sur le plateau à mesure de la construction des Moai, il ne nous en reste plus beaucoup pour finir la partie qui devient alors un peu poussive et encore plus aléatoire.

Mais le plus génant à mon sens vient du matériel qui est certes relativement esthétique, mais n'est absolument pas pratique. Pour commencer, il est particulièrement difficile de différencier les hexagones recouverts par des tuiles de ceux qui ne le sont pas. C'est pourtant un aspect essentiel du jeu, et il aurait suffit de colorer les cases du plateau de façon légèrement moins vive pour nous simplifier grandement la partie.
Ensuite, les coquillages roulent sur les tuiles sur lesquelles on doit les déposer lors de la construction d'un Moai et on doit souvent s'y reprendre pour parvenir à les immobiliser.

Tout cela peut sembler anecdotique, mais le jeu n'est pas assez captivant pour nous le faire oublier.


Un jeu d'enchères assez malin, mais plombé par une réalisation maladroite.



Interaction

Règles

Matériel


Les enchères.
Les coquillages roulent.
La lisibilité du plateau.