Torres

TORRES

Jeu de

Wolfgang Kramer
Michael Kiesling

2 à 4 joueurs
à partir de 12 ans
60 mn
Edition  Ravensburger  1999
 
Impact de la langue : oui

construction - médiéval - placement
En 1999 Wolfgang Kramer et Michael Kiesling ont sorti Tikal auquel fût attribué le Spiel des Jahres. En 2000, plutôt que de faire une pause, ils sortirent Java puis Torres qui remporta à son tour le Spiel des Jahres. Un joli doublé qui fixe d'emblée le niveau des créations de ce duo d'exception.








DescriptionParties

Présentation du Jeu

Une terrible tornade a ravagé la Castille et il ne reste plus que des ruines, là où se dressaient autrefois de puissants châteaux. Le roi saisit cette occasion pour mettre à l'épreuve ses fils en leur demandant de les reconstruire. L'héritier du trône sera celui qui aura pris possession des plus grands et plus hauts châteaux.

Le jeu se compose d'un plateau quadrillé de 64 cases destinées à accueillir les éléments de construction et bordé par une échelle de scores. Ces éléments sont en plastique et suffisamment bien conçus pour être faciles à manipuler et empiler. Les incidents en cours de partie, lorsque le plateau de jeu est déjà bien encombré ne sont donc pas à craindre.
Chaque joueur dispose de 6 pions en bois correspondant à 6 chevaliers. Un pion supplémentaire représente le roi.
On trouve également une série de cartes :
  • 40 cartes actions permettant de réaliser des mouvements normalement interdits (traduction ici).
  • 4 cartes Codex qui font office d'aide de jeu en récapitulant le coût de chaque action (traduction ici).
  • 3 cartes Phases indiquant le nombre d'éléments de construction dont disposeront les joueurs à chaque tour de chaque phase.
  • 8 cartes Meister, qui ne seront utilisées que pour la variante décrite plus loin.

  • Déroulement d'une Partie

    En début de jeu, les premiers éléments de 8 châteaux sont mis en place sur les 8 cases prédéterminées.
    La partie se joue en 3 phases, chacune composée de 3 ou 4 tours lors desquels chaque joueur disposera de 5 points d'action (PA) pour :
    • poser un nouveau chevalier = 2 PA
    • déplacer un chevalier d'une case ou à travers les portes d'un niveau d'un château = 1 PA.
    • construire un niveau = 1 PA
    • acheter une carte action = 1 PA
    • jouer une carte action = 0 PA
    • avancer son pion de marque d'une case = 1 PA.
    Toutes ces actions sont permises à condition de respecter quelques contraintes : un chevalier ne peut arriver que sur une case voisine d'un chevalier déjà en place, un château ne peut pas être plus haut qu'il est étendu, un niveau ne peut pas être construit sur une case occupée, un chevalier ne peut monter que d'un niveau à la fois, etc...
    Ce sont des contraintes qui paraissent assez logiques et sont donc vite assimilées.

    A la fin de chaque phase on procède à un décompte. Un chevalier rapporte à un joueur un nombre de points égal à "niveau sur lequel il se trouve" x "étendue du château". Si un joueur possède plusieurs chevaliers dans un château, c'est celui qui se trouve au plus haut niveau qui sera pris en compte. Par contre, un château peut très bien rapporter à plusieurs joueurs.
    A l'issue des 3 phases le joueur ayant cumulé le plus de points gagne la partie.

    Variante Meister

    La règle d'origine de Torres propose une variante
    • Les joueurs vont disposer à leur convenance les premiers éléments de tours sur le plateau, au lieu d'utiliser les emplacements définis par la règle de base.
    • Chaque joueur reçoit les 10 cartes actions de sa couleur. Il n'y a donc plus de hasard lié au tirage au sort d'une carte lors de son achat.
    • Une carte Meister tirée au hasard au début de la partie définit des objectifs supplémentaires qui rapporteront des points à tous les joueurs qui les atteignent.
    Cette variante propose donc d'éliminer toute part de hasard en mettant à disposition de chacun des joueurs l'intégralité des actions dès le début de la partie. Tous les joueurs ont ainsi les mêmes cartes, et doivent optimiser leur utilisation.

    Parties jouées : 4
    Parties commentées : 1

    20/01/2019 - 1 partie
    Une nouvelle partie à 3 joueurs.
    Voilà ce qui s'appelle replonger dans les origines de BdmL... La reprise en main n'est pas évidente car le jeu est très abstrait. On ne voit pas bien où l'on doit aller en début de partie. Et comme le jeu est extrêmement interactif, la physionomie de la partie dépend vraiment beaucoup de la façon dont chacun va jouer.
    Pour cette reprise, l'un de nous a un peu souffert du manque de vision pour développer son jeu et appréhender l'intérêt des différentes cartes action. Comme quoi, malgré sa relative simplicité, Torres nécessite un peu de pratique avant de se révéler.


    Verdict

    Torres en digne héritier de Tikal et Java reprend certains de leurs mécanismes. On retrouve ainsi le système des points d'action, et les décomptes intermédiaires de points de victoire. Ils sont encore une fois extrêmement bien mis en oeuvre, et peut-être même mieux encore que dans ses glorieux prédécesseurs.
    En effet, le jeu est plus simple et les choix se font un peu plus vite, donc les attentes interminables pendant que vos adversaires évaluent toutes les possibilités de dépenser leurs points d'action sont plus rares. Cela ne diminue en rien la grande richesse tactique de Torres, d'autant plus que le plateau de taille assez réduite conduit rapidement à des interactions entre joueurs.
    Torres est donc une belle réussite fort justement récompensée par le "Spiel des Jahres".

    Torres est un must du jeu de tactique qui a su rester accessible.
    Indispensable !



    Interaction

    Règles

    Matériel


    Epuré
    Simple
    Tendu
    Abstrait
    Assez froid