Der Turmbau zu Babel

DER TURMBAU ZU BABEL

Jeu de

Reiner Knizia

3 à 5 joueurs
à partir de 10 ans
60 mn
Edition  Hans im Glück  2005
 
Impact de la langue : non

majorité














DescriptionParties

Présentation du Jeu

Der Turmbau zu Babel, trompe un peu son monde. Il est proposé dans une boîte au format des "grands jeux" d'Hans im Glück, comme Goa et Amun-Re, alors qu'il s'agit d'un jeu plus léger et plus court, même s'il propose de nombreux dilemnes aux joueurs.
Tout d'abord, on trouve un grand et beau plateau de jeu (les avis semblent partagés sur ce point...), sur lequel sont représentées les merveilles à construire. A côté de chacune d'elle figurent 3 emplacements destinés à recevoir des jetons de construction.
Dans la partie droite du plateau de jeu sont représentés, les tableaux de répartition des points de victoires :
  • lors de l'achêvement des merveilles (en haut)
  • pour les jetons de construction de même couleur (en bas).
Les autres éléments du jeu :
  • 28 jetons de construction (6 par couleur, et 4 bicolores)
  • 100 maisons en bois, à raison de 15 petites et 5 grosses par couleur, plus une beige qui servira de marqueur dans le tableau de PV des merveilles.
  • 5 colonnes faisant office de marqueur d'ordre du tour.
  • 100 cartes de construction (25 par couleur)
  • 15 cartes action (fond bleu)
  • 5 cartes échange (fond noir)
Avant de commencer la partie, les jetons de constructions sont mélangés faces cachées puis placés aléatoirement sur les merveilles, faces découvertes.

Déroulement d'une Partie

Chaque joueur prend toutes les maisons de sa couleur, en place une sur la case zéro de la piste de score, et reçoit 4 cartes de construction.

A son tour un joueur doit effectuer 1 action parmi 2 possibles :
  • Passer son tour
  • Construire
S'il choisit de passer, il pioche une carte, déplace sa colone en queue sur la piste d'ordre du tour, puis tous les joueurs piochent une carte de construction (lui compris).

Pour Construire il faut choisir un jeton de construction encore disponible sur une merveille et proposer aux autres joueurs de participer à sa construction.
Sur le jeton figure le nombre de cartes qu'il faut réunir pour réussir la construction. Les cartes doivent être de même type (couleur/dessin) que le jeton.
La construction se fait de manière coopérative. Les autres joueurs choisissent secrêtement le nombre de cartes qu'ils vont proposer, et les révèlent simultannément.
Le joueur qui a lancé la construction peut utiliser ou non ces offres pour parvenir à réunir la totalité des cartes nécessaires. Les offres doivent être acceptées ou refusées en totalité.

Si la construction réussi
  • chaque joueur qui a effectivement participé à la construction place sur la merveille, autant de maisons qu'il a offert de cartes.
  • chaque joueur dont l'offre a été refusée, reçoit un point de victoire pour chaque carte de construction qu'il a offert.
  • le joueur qui a lancé la construction gagne le jeton de construction
  • si joueur ayant participé à la construction a proposé une carte échange avec ses cartes de construction, les gains de 2 joueurs sont inversés : le joueur qui a proposé les cartes gagne le jeton de construction et celui qui a lancé la construction place des maisons en plus. Un seul joueur parmi ceux ayant proposé une carte d'échange peut être choisi.
Si la construction échoue
  • chaque joueur ayant fait une proposition reçoit un nombre de points de victoire égale au nombre de cartes de construction qu'il a offert.
Dans les 2 cas, les joueurs piochent tous une carte de construction avant de passer au joueur suivant.

Lorsqu'une merveille est achevée, le joueur qui a provoqué la vente du dernier jeton de construction pioche une carte action, puis on procède au décompte de cette merveille. Tous les joueurs ayant des maisons dessus marquent des points de victoire, dont la répartition est donnée par le tableau des scores (ligne avec le marqueur).
Le marqueur est alors descendu d'une ligne. Il indique les points de victoire qui seront attribués pour la prochaine merveille.Les points augmentent ainsi au fur et à mesure...

Lorsque tous les jetons de construction d'une couleur ont été gagnés, la partie est terminée et on procède aux derniers décomptes pour :
  • les merveilles en cours de construction. Il se déroule de la même façon que pour les merveilles achevée, mais en utilisant la 2ème ligne du tableau de score (celle qui est en clair).
  • les jetons de construction gagnées (tableau du bas sur le plateau)
Le joueur le plus avancé sur la piste de score à l'issue des derniers décomptes remporte la partie.

Parties jouées : 4
Parties commentées : 0

Il n'y a pas encore de partie commentée de "Der Turmbau zu Babel"

Verdict

Pas de doute, c'est un Knizia !
Rien qu'à la lecture des règles on retrouve la patte de l'ex-mathématicien, avec des choix toujours difficiles, de multiples possibilités de marquer des points de victoires, et malheureusement un thème une fois de plus très artificiel.

Toute construction va rapporter des points, et pas seulement à ceux qui y participent. Les choix doivent donc être mûrement réfléchis et les points en jeux bien évalués, dans toutes les situations.

Offrir beaucoup de cartes est tentant. Cela permet de marquer des points de victoire, si l'offre est rejettée, et de faire arriver de nombreuses maisons sur une merveille, si elle est acceptée. Mais en même temps cela favorise la stratégie du joueur qui a lancé la construction, même si la carte d'échange peut la compliquer un peu.

Malheureusement, une heure de jeu à essayer de faire tous ces calculs alors que la pioche des cartes est tout aussi cruciale, voilà qui est un peu frustrant.
Le jeu n'est pas pour autant déplaisant, mais en comparaison des autres créations de l'auteur, on pouvait espérer mieux.
Du coup je préfère me replonger dans Medici, qui est bien plus léger, ou dans des durées plus proches, Modern Art et Fabrik der Träume.

Un Knizia dont le dosage calcul / hasard est un peu moins réussi que d'habitude.



Interaction

Règles

Matériel


Les choix difficilesLe thème artificiel
Très calculatoire
Froid
L'importance de la pioche