Antike

ANTIKE

Jeu de

Mac Gerdts

2 à 6 joueurs
à partir de 12 ans
90 à 120 mn
Edition  Eggertspiele  2005
  
Impact de la langue : non

antiquité - conquête - développement




DescriptionParties

Présentation du Jeu

Dans une boîte au format inhabituel (proche de Fiese Freunde Fette Feten mais en un peu plus grand et plus épais), Antike propose un matériel relativement abondant. Cela commence avec un grand plateau de jeu imprimé sur ses 2 faces, l'une représentant l'occident et l'autre l'orient.
Les 2 cartes sont divisées en 50 provinces, contenant chacune 1 ville. La couleur de ces villes détermine le type de leur production (bleu = fer, blanc = marbre, jaune = or).
En haut à droite du plateau on trouve également une roue d'action, et en bas à gauche un tableau de savoir-faire et l'échelle de score.
Les légendes sont en allemand sur la face occidentale, et en anglais sur la face orientale.

Le reste du matériel est composée de :
  • 12 cartes de nations (6 pour chacune des 2 faces du plateau),
  • 35 cartes personnages historiques (9 rois, 8 savants, 7 généraux, 6 citoyens et 5 navigateurs),
  • 90 jetons de fer, de marbre et d'or, de valeur 1, 2 et 5,
  • 30 pièces de monnaie qui peuvent être utilisées à tout moment à la place d'un jeton de n'importe quelle ressource,
  • 20 temples blancs,
  • 150 marqueurs de ville (25 par couleur)
  • 102 légions (17 par couleur)
  • 102 galères (17 par couleur)
  • 30 pions pour marquer la progression des joueurs (5 par couleur)
Les cartes personnages sont triées par type et placées à côté du plateau.
Les joueurs reçoivent chacun une série de marqueurs de ville, de progression, les légions et les galères de leur couleur, ainsi qu'un capital de départ composé d'1 fer, 2 marbre et 3 ors.


Déroulement d'une Partie

Les cartes de nation correspondant à la face du plateau choisie et au nombre de joueurs participants, sont mélangées. Chacun en reçoit une, qui lui indique en plus de sa nation, les 3 villes avec lesquelles il démarre la partie. Ces villes dépendent elles aussi du nombre de joueurs.

Durant son tour, le joueur commence par prendre une pièce de monnaie, puis effectue 1 action parmi les 7 possibles. Pour cela, il avance son marqueur sur la roue des actions, de 1, 2 ou 3 cases. A chaque case correspond une action spécifique. S'il souhaite avancer de plus de 3 cases, le joueur doit payer 1 ressource par case supplémentaire.

Les 7 actions possibles peuvent être regroupées en 3 types :
  • Production de fer, de marbre ou d'or. Toutes les villes contrôlées par le joueur qui produisent le matériau correspondant lui rapportent 1 jeton (3 si elles contiennent un temple).

  • Développement :
    • construire un temple : augmente la production des villes, ainsi que leurs défenses
    • recruter des armées : pour attaquer ses adversaires et défendre ses villes
    • développer son savoir-faire : pour déplacer plus loin ses armées, renforcer ses villes ou encore augmenter sa production. Il existe 4 séries de 2 savoir-faire (roue/route, voile/navigation, marché/monnaie, monarchie/démocratie), et pour chacune, il faut développer le premier avant de de pouvoir développer le second.

  • Manoeuvres militaires : déplacer ses unités militaires et/ou conquérir une ville adverse.
PersonnageCondition pour l'obtenir
RoiPour 5, 10, 15... villes
SavantEtre le premier à découvrir un savoir-faire
GénéralDétruire un temple adverse
CitoyenPour 3, 6, 9, ... temples
NavigateurContrôler 7 puis 14 mers.
Après avoir effectué son action le joueur peut construire une ou plusieurs villes, s'il possède des unités militaires dans des régions dont les villes n'ont pas encore été construites, en payant 1 fer, 1 marbre et 1 or, par ville.
Il regarde ensuite s'il rempli de nouvelles conditions pour gagner une carte personnage historique.

Combats et conquêtes
Des combats peuvent se produire à n'importe quel moment dans le jeu, dès lors que des unités militaires de 2 joueurs se trouvent dans une même province. Ils ne sont cependant pas systématiques, car non obligatoires.
Dans chaque combat, les 2 joueurs perdent autant d'unités militaires chacun (il n'y a pas de dé ou quoi que ce soit d'autre).
Pour conquérir une ville adverse, et détruire son temple s'il y en a un, le joueur doit attaquer avec un nombre d'unités militaires supérieur ou égal à la totalité des unités militaires du joueur assiégé présentes dans la province + la valeur de défense de la ville. Cette dernière augmente lorsqu'un temple à été construit dans cette ville, mais également avec le développement du savoir-faire politique (monarchie/démocratie).

Le premier joueur qui possède, 7, 8, 9, 10 ou 12 personnages, suivant le nombre de participants, remporte la partie.

Parties jouées : 4
Parties commentées : 0

Il n'y a pas encore de partie commentée de "Antike"

Verdict

La mécanique est limpide, et malgré sa simplicité, Antike offre de réelles possibilités stratégiques. En fonction de son placement initial, et de l'avancement du jeu, il faudra varier cette stratégie, dans le but d'obtenir plus rapidement que les autres le nombre de personnages nécessaires pour gagner.

Antike n'est donc pas à proprement parler un jeu de conquête, dans lequel vous devrez étendre votre empire au détriment de celui des autres.
Il s'agit plus d'une course comportant quelques passages obligatoires. En effet, chaque type de personnage étant en quantité très limité, il ne faudra pas traîner à récupérer les plus "faciles", sinon la partie risque fort de vous échapper.

L'idée la plus originale d'Antike, réside sans doute dans la roue d'action. Elle impose des contraintes aux joueurs dans l'ordre des actions qu'ils pourront effectuer, les obligeant à planifier leur enchaînement. Ce découpage rend le jeu plus accessible et accélère les tours de jeu, mais il limite aussi les possibilités de surprendre ses adversaires, et donne parfois le sentiment de ralentir le développement des nations.

Le mécanisme de combat n'est pas en reste. Il conduit à la destruction du même nombre de troupes chez les 2 belligérants, et donc à leur affaiblissement. Toute attaque devra par conséquent être soigneusement réfléchie, afin de ne pas finalement profiter à un 3ème larron.

Par contre, comme pour la plupart des jeux avec une condition de victoire de ce type, la fin de partie peut s'avérer difficile, tous les joueurs ayant tendances à se liguer contre celui qui est en tête pour l'empêcher de gagner son dernier personnage.
On retrouve les mêmes symptômes, par exemple à l'approche des 10 points de victoire aux Colons de Katane, et à Elasund.

Mon conseil sera de bien préparer vos actions, de façon à gagner vos 2 ou 3 derniers personnages le plus rapidement possible (sur 1 ou 2 tours consécutifs), histoire de prendre vos adversaires de vitesse, pendant qu'ils ne se méfient pas encore trop de vous ;-).

Un faux jeu de conquête, mais un vrai bon classique.



Interaction

Règles

Matériel


A la fois simple et stratégique
Roue des actions
Gestion des combats
Pas de hasard
Fin de partie pouvant traîner en longueur
Influence du placement initial