Navegador

NAVEGADOR

Jeu deMac Gerdts



bateau
exploration
2 à 5 joueurs
à partir de 12 ans
60 à 90 mn
Edition PD Verlag   2010
Impact de la langue : non








DescriptionParties

Présentation du Jeu

Navegador est proposé dans une grande boîte rectangulaire de même format que celles de Concordia et Imperial. Elle contient :

  • Un grand plateau de jeu, plié en 4 sur lequel est dessinée une carte du monde. On y retrouve également une roue d'action, comme sur de nombreux jeux de Mac Gerdts, une échelle du nombre d'ouvriers, un tableau des cours au marché, et un autre pour les tarifs de construction des bâtiments.
  • 104 pièces en bois :
    • 36 bateaux (7 par couleur),
    • 5 ouvriers (1 par couleur),
    • 5 marqueurs d'action,
    • 12 disques d'exploration,
    • 10 églises,
    • 10 chantiers navals,
    • 23 usines,
    • 3 marqueurs de prix
  • 33 tuiles de colonie (9 de sucre, 11 d'or, 13 d'épice),
  • 35 jetons privilège (6 de chaque type : colonies, usines, exploration, chantiers navals, églises; et 5 privilèges du roi),
  • des pièces de 10, 50, 100, 200 Cruzados.
  • 5 plateaux individuels,
  • 1 tuile Navegador,
  • 2 marqueurs de double perte.

Chaque joueur prend un plateau individuel, l'ensemble des éléments de sa couleur, une usine orange (joker), une église, un chantier naval, ainsi que 200 Cruzados. Il place son ouvrier sur la case n°3 de la piste des ouvriers et 2 bateaux sur la case océan faisant face au Portugal.
Le dernier joueur dans l'ordre du tour reçoit également la tuile Navegador.

Les 12 disques d'exploration sont placés sur les 12 régions de mer qui seront parcourues par les navires des joueurs. Les tuiles de colonie sont triées par type et sont disposées sur les emplacements prévus, tout comme les usines, les églises et les chantiers navals restants. Une tuile privilège est placée sur chaque personnage sur le haut du plateau.


Déroulement d'une Partie

A son tour un joueur doit avancer son marqueur d'action au moins d'une case. Jusqu'à 3 ce déplacement est gratuit. Au-delà il doit payer 1 bateau par case supplémentaire. Ensuite il effectue l'action de la case sur laquelle il s'est arrêté :

  • Naviguer
    Déplacer ses bateaux de 1, 2 ou 3 cases de mer, selon l'avancement dans la partie.
    Explorer une nouvelle région, coûte 1 ou 2 bateaux, mais rapporte de l'argent et le jeton exploration qui était dessus.
  • Recruter des ouvriers
    Le nombre d'églises d'un joueur détermine le nombre d'ouvriers qu'il peut recruter au tarif de base. Il reste toujours possible d'en recruter en plus mais à un prix beaucoup plus important. Le pion ouvrier du joueur est ensuite avancé sur l'échelle en conséquence.
  • Marché
    La vente de marchandises produites par les colonies fait baisser les cours alors que celle de produits finis sortant des usines les fait monter.
  • Coloniser
    Il faut avoir au moins 1 bateau dans la région et 2 ouvriers disponibles par colonie que l'on souhaite fonder. Le prix est indiqué sur la tuile.
  • Privilège
    Perdre un ouvrier pour gagner une tuile privilège parmi celles encore disponibles. Le privilège est placé sur le plateau individuel du joueur et lui rapporte immédiatement de l'argent.
  • Construire des bateaux
    Le nombre de chantiers navals d'un joueur détermine le nombre de bateaux qu'il peut construire au tarif de base. Il peut toujours en recruter d'autres mais à un prix beaucoup plus élevé. Les nouveaux bateaux sont ajoutés sur la case mer faisant face au Portugal.
  • Construire des usines, chantiers navals ou églises.
    La construction de chaque bâtiment nécessite un certain nombre d'ouvriers disponibles : 3 par usine, 4 par chantier naval, 5 par église. Le prix de construction est indiqué dans le tableau en bas à droite du plateau. Il augmente à mesure que des bâtiments sont construits.

La tuile Navegador
Le joueur en sa possession peut effectuer une action navigation gratuite avant le tour de n'importe quel joueur. Il passe ensuite la tuile à son voisin de droite.
Cette tuile doit être utilisée avant que le pion du joueur ai effectué un tour complet de la roue d'actions.

Fin de partie
La partie s'achève à la fin d'un tour où l'un des joueurs a exploré la dernière région.
Des points sont attribués pour le nombre d'ouvriers et de bateaux sur le plateau, l'argent, et pour chaque catégorie de privilège.
Les privilèges collectés sont en fait des multiplicateurs qui s'appliquent selon leur type sur le nombre de colonies, de jetons d'exploration collectés, d'usines, d'églises ou de chantiers navals que le joueur possède.
Le joueur cumulant le plus grand nombre de points l'emporte.

Parties jouées : 4
Parties commentées : 4

21/10/2017 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs.
Ce soir nous avons joué 3 stratégies bien différentes. L'un est partie sur la navigation s'appropriant au passage de nombreuses colonies. Un autre focalise plutôt sur les usines, pendant que je privilégiais les ouvriers et les églises.
Nous avons tous senti que la partie était particulièrement serrée chacun parvenant à s'approprier les privilèges les plus lucratifs correspondant à son jeu. La stratégie navigation semblait avoir pris un peu d'avance, mais le joueur a un peu trop tardé à mettre fin à la partie, ce qui lui a probablement coûté la victoire au profit de la stratégie église/ouvriers. Seulement 4 points séparent au final les 2 premiers.
Nous avons tous les 3 beaucoup apprécié cette partie, plus tendue que les précédentes et qui montre que Navegador est un jeu qui ne se révèle pas immédiatement.

14/10/2017 - 1 partie
Une nouvelle partie à 3 joueurs.
Nous l'avions laissé de côté depuis presque 5 mois, le jeu ne nous ayant pas vraiment emballé. Il faut dire que nous sommes loin de la surenchère de possibilités des jeux actuels. Ici il faut optimiser et notre marge pour réussir est beaucoup plus restreinte, le jeu étant bien plus épuré.
Cette reprise en main aura été convaincante, et tout le monde a apprécié la partie, même si la victoire n'a pas été disputée. Comme pour les précédentes, madame s'est un peu envolée. Mais les axes d'amélioration nous semblent clairs et même si ce n'est pas mon Mac Gerdts préféré, je dois reconnaître qu'il est assez réussi.

21/05/2017 - 1 partie
Nous avions été un peu déçu de notre partie de découverte à 2 joueurs, mais lui redonnons une chance à 3 cette fois, en attendant de pouvoir y jouer à 4 qui doit sans doute être la configuration idéale.
La concurrence est plus importante et rend le jeu bien plus intéressant et tendu. L'argent n'est pas vraiment un problème, à partir du moment où l'on possède quelques colonies. C'est sur l'efficacité du reste du jeu que l'enchaînement est moins évident à trouver.
Je m'oriente plutôt sur les chantiers navales, un autre sur les églises et la 3e sur les colonies et usines. Cette 3e stratégie s'est avérée payante, mais pas autant que nous avions pu le croire en cours de partie, même si la victoire est sans appel. Comme quoi Mac Gerdts n'a rien perdu de son savoir-faire.

15/05/2017 - 1 partie
Une partie de découverte à 2 joueurs.
La règle n'est pas franchement bien structurée et la configuration sans doute pas idéale, mais cela nous a permis de bien assimiler les mécanismes et les différentes façon de marquer des points de victoire.
Le jeu en lui-même est assez simple, et le séquencement de nos actions, imposé par la roue, simplifie l'accès et renforce la fluidité des tours de jeux. On est bien dans un Mac Gerdts, pas de doute.
Pour le reste j'attendrais d'y rejouer dans une autre configuration, car là j'ai trouvé ça un peu simpliste et sans grande tension. L'argent a trop vite afflué. Le jeu me semble plutôt calibré pour 4 ou 5 joueurs.


Verdict

Il nous aura fallu quelques parties pour bien rentrer dans le jeu. C'est un peu inhabituel pour un Mac Gerdts, mais cela vient sans doute de la logique un peu surprenante de quelques mécanismes. Si on comprend bien le fonctionnement du marché lorsqu'on vend les ressources de nos colonies, il est un peu plus inhabituel de transformer des ressources que l'on ne possède pas, sans même avoir à les acheter, ou encore de payer en bateau le fait d'avancer de plus de 3 cases sur la roue d'actions.
Du coup nous avions commis quelques erreurs lors de nos premières parties, et cela avait un peu déséquilibré le jeu. Une fois ces points bien intégrés, l'équilibre revient et on retrouve dans Navegador les points forts des jeux de l'auteur : fluidité, facilité d'accès (un peu plus relative cette fois), profondeur stratégique et interaction.

A part pour le marché, ou la vente/transformation agit directement sur le niveau des cours, les interactions sont indirectes, basées essentiellement sur la concurrence pour s'approprier des éléments : jetons d'exploration, privilèges et bâtiments. Il faut donc être particulièrement attentif au jeu des autres et savoir évaluer l'intérêt de nos actions non pas seulement au regard de ce qu'elles nous rapportent, mais du différentiel que cela représente avec d'autres joueurs.

Enfin Navegador introduit bien avant Nippon et Concordia un système de décompte par multiplicateurs que l'on collecte au fil de la partie. Et ça fonctionne plutôt bien.

Un Mac Gertds un peu moins intuitif, mais toujours aussi malin.

Complexité
57%
Matériel
72%
Règles
48%
Ambiance
48%
La roue
Fluide
Les privilèges

Un peu répétitif
La logique des usines